COVID-19, nouvelle économie : cryptomonnaies, ombres et lumières

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Par AWOUZOUBA Esso-Essinam.

Comme le dit Eleanor Roosevelt, «il est préférable d’allumer une bougie que de maudire l’obscurité ». Aussi, dans l’urgence, malgré l’absence de ressources adéquates, le ventre serré entre incompréhension et désespoir, il faut agir. L’action reste la voie du salut et de l’espérance.

La pandémie du COVID-19 vient changer les paradigmes anachroniques bouleverser les modèles économiques et financiers, remettre en cause la gouvernance des Etats, rebattre les cartes sur les modèles sociétaux. Cette crise sanitaire est la force de la destruction créatrice innovante pour une révolution anthropo-religieuse et technologique. Ce sera l’ère d’une humanité réinventée dans la nouvelle économie basée sur l’e-commerce, les transactions dématérialisées et des cryptomonnaies.

Cryptomonnaies

Le point de rupture des systèmes financiers, bancaires et intentionnalisés a été atteint avec le krach boursier de 1929 et la crise financière de 2008 sans oublier la Grande Dépression (1873) avec des milliards partis en fumée et un chômage exacerbé dans un monde déstabilisé. La consommation est durablement impactée et la force de production fragilisée avec une pression accrue sur le système monétaire et financier international. Alors nait le Bitcoin, un moyen d’échanges, de conservation de devises et de stimulation de la consommation et de la production.

Depuis lors, le monde connait un flot ininterrompu de création de cryptomonnaies, avec un total actuel de 5400 cryptomonnaies contre 163 monnaies fiduciaires pour 197 pays et une population globale de 7780824034 habitants. La capitalisation boursière des trois premières cryptomonnaies (bitcoin, éthereum et ripple) fait 180 milliards de USD. Les cryptomonnaies sont non-inflationnistes, non-indexées, décentralisées et fluides, une opportunité pour échapper aux ombres funestes de la récession ?

Ombres

L’improvisation, le balbutiement des uns et l’hésitation des autres face au COVID-19 montre que l’Homme n’est pas encore assez rentré dans l’Histoire. D’un autre côté, cette crise sanitaire sera doublée d’une crise économique, financière et technologique avec des défis majeurs à relever dans les secteurs de l’éducation, du transport de masse comme les compagnies aériennes, le secteur du tourisme, de l’hôtellerie sans oublier la restauration. La résilience des pays développés sera éprouvée et il faudra compter sur l’imagination inventive des pays sous-développés, Madagascar par exemple.

La plupart des institutions éducatives sont fermées et le modèle de cours à distance semble en deçà des attentes avec ses tares et ses retards. Le tourisme broie du noir. Le Taj Mahal grelotte sans ses 100 0000 visiteurs mensuels et les pyramides d’Egypte paniquent face au temps. Les compagnies aériennes qui étaient dans le rouge comme South African Airlines et Alitalia risquent de piquer du nez puis de disparaitre du radar économique par contre American Airlines devra être créative pour rester à flots.

Les cryptomonnaies perçues comme une menace par les institutions pourraient être la source de la lumière.

Lumières

Face au risque inflationniste et au manque de liquidités, un cadre légal qui décriminaliserait les cryptomonnaies serait le bienvenu. Leur usage accru permettra de relâcher la pression monétaire sur les banques centrales, le FMI et la Banque Mondiale. La nouvelle économie redonne le souffle nouveau et les plus vulnérables seront couverts face aux risques tous azimuts. Ainsi, l’initiative Bamboo Leapfrogging on Cryptocurrencies du Ministère en charge de l’Economie Numérique au Togo est à saluer et émuler.

Une titrisation des dettes des pays en cryptomonnaies est à recommander. Les refinancements des nations pourront en bénéficier surtout les Etats fragiles. Il est projeté d’avoir 1000000 nouveaux emplois liés aux cryptomonnaies en termes de minage et de développement. Après le confinement, une forme d’adoration sans fards avec une humanité régénérée qui aura su transcender la consommation voluptueuse sans discernement des biens et services. Et si chaque pays africain commandait 100 000 bouteilles de COVID ORGANICS, l’Afrique entrera alors triomphalement dans l’histoire avec moins de morts.

AWOUZOUBA Esso-Essinam

Président Architecte Créatif, Bitcoin Africa; Expert en Cryptomonnaies et en Cryptographie; Expert en Economie Solidaire SocialeExpert en communication de Crise.

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