Malgré les 1000 cas, la Tunisie opte pour le déconfinement partiel

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15 septembre 2019,il y a presque un siècle. Le candidat à la présidentielle tunisienne, le rigoriste Kaïs Saïed embrasse le drapeau tunisien à Tunis. Un geste symbolique qui a galvanisé les milieux conservateurs qui ont vu dans ce chantre de l'arable classique un nouveau Raïs des temps modernes.

Au 29 avril 2020, date où devait prendre fin l’état d’urgence, la Tunisie dénombrait 994 cas positifs au coronavirus (Covid-19) dont 305 guérisons, 66 patients en traitement et 24 admis en réanimation dans les hôpitaux, selon le bilan épidémiologique quotidien du ministère de la Santé.

Le pays n’a pas encore atteint son pic épidémiologique selon les autorités sanitaires mais dans la rue, le pic de la crise économique commence à se faire sentir, risquant d’altérer la cote de popularité du président Kais Saied, élu sur la base d’un programme qui plaçait l’indépendance économique au centre de l’équation.

Fort des chiffres démontrant une situation relativement maîtrisée de la propagation du virus , le pays nord-africain, en confinement doublé de l’état d’urgence depuis le 22 mars, s’apprête à aller vers un déconfinement partiel entre le 4 mai et le 14 juin. “En raison de la baisse du nombre de cas confirmés de COVID-19 et outre la stabilisation relative de la situation, une reprise de la vie économique progressive a été décidée, sans pour autant mettre à risque la sécurité sanitaire”, a prudemment déclaré le ministre de la Santé, Abdellatif Mekki.

“Pendant le déconfinement ciblé, environ 1,5 million de Tunisiens seront autorisés à reprendre le travail de manière limitée et ordonnée”, a déclaré le ministre à la télévision tout en avertissant que l’accès au transport public est conditionné à des autorisations spécifiques et au port d’un masque de protection.

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