El Hadji Babacar Fall, pour une digitalisation de la santé en Afrique

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Parti du Sénégal pour se faire former aux Etats-Unis d’Amérique, le Dakarois a fait de la digitalisation de la santé en Afrique, un défi vital. Aujourd’hui, il a réussi à implanter son système d’information médical dans les hôpitaux Principal et de Ouakam, situés dans la capitale sénégalaise, avec d’autres établissements sanitaires sur le continent, en ligne de mire.

Du Burkina Faso au Togo en passant par le Gabon, le Maroc, la Cote d’Ivoire, le Sénégal, la structure « PatientPro » bouscule partout les habitudes pour installer des systèmes d’information médicale dans les établissements de santé publics comme privés. La structure « PatientPro » bouscule partout les habitudes pour installer des systèmes d’information médicale dans les établissements de santé publics comme privés. La technologie que l’entreprise met à la disposition des personnels de santé et des directions permet de prendre en charge plusieurs volets du métier : Numériser les procédures administratives et financières, introduire le circuit du médicament, gérer le stock d’une pharmacie, assurer une gestion rigoureuse de toutes les activités médicales, ou encore digitaliser le dossier patient. Ce point est d’une grande importance aux yeux de l’équipe persuadée que l’utilisation de la technologie dans la santé permet de gagner du temps, d’optimiser l’exécution des taches avec une augmentation de la productivité des équipes, garantir une meilleure transparence et ce faisant, faire une meilleure allocation des ressources et des économies financières. Bref, une traçabilité totale sur toute la procédure n’est jamais de trop, estime Monsieur Fall. Ainsi un établissement de santé numérisé aura l’opportunité d’améliorer son plateau technique et contribuer à faciliter à la population l’accès a des services de soins de qualité à moindres coûts.

Une pratique qui doit se conformer aux standards internationaux

La transparence dans la gestion de la santé ne cessera d’être une priorité dans la mesure où ce sont de gros marchés qui sont en jeu. Le cabinet d’études Merrill Lynch estimait le marché global de la santé en Afrique en 2016 à plus de 17 mille milliards de francs CFA. Qu’il s’agisse de la fabrication et de la distribution de médicaments, des infrastructures, de la fourniture de soins, de la formation ou encore des assurances, l’ampleur des gains possibles pour les différents acteurs ne vaudrait absolument pas grand-chose si la transparence n’est pas au rendez-vous.  A côté de la transparence, il y a un autre principe tout aussi important aux yeux de PatientPro. Il s’agit de la conformité aux règles standards édictées par les professionnels de eSante à travers le monde. Il faut par exemple que la solution mise au point soit fonctionnelle, garantisse l’intégrité des données, leur confidentialité ainsi qu’une certaine facilité dans son utilisation par le personnel médical.

Un système d’information adapté dans de gros hôpitaux au Sénégal

Et la solution proposée par l’entreprise PatientPro satisfait parfaitement ces critères pour avoir été certifiée au pays de l’Oncle Sam en 2012. Depuis, elle commence à se faire une solide réputation en Afrique dans des pays cités plus haut. A l’heure actuelle, les autorités sénégalaises ont validé et adopté son système d’information médicale utilisable aujourd’hui dans les hôpitaux, cliniques et tout autre établissement sanitaire désireux de surfer sur le digital. L’expert est convaincu que tout le monde n’est pas au même niveau quand il s’agit de parler de l’utilisation de la technologie au service de la santé, mais estime qu’on devrait se mettre à la page dans un monde où l’on valorise plutôt le tout-numérique. Grâce à ses performances faites ailleurs, sa solution est implantée à l’hôpital Principal de Dakar et à l’hôpital militaire de Ouakam. A l’en croire, ce dernier établissement sanitaire va être le premier à être 100 % numérisé en Afrique de l’Ouest avec tout l’hôpital.

Un marché commun africain

La solution spécialisée dans l’informatique médicale ne ménage jamais les arguments pour un marché unique dans le domaine de la santé. C’est si crucial de son avis que les expertises locales doivent tisser des relations en vue de mieux communiquer. Une préoccupation qui ne trouverait sûrement aucune peine pour rejoindre la préoccupation du directeur opérationnel d’Ecobank Foundation. Dans une tribune publiée en 2019, Carl Manlan se désolait des gros montants investis dans l’importation de produits pharmaceutiques coûtant chaque année quelques 8400 milliards de francs CFA alors qu’une production locale aurait non seulement permis d’éviter ça, mais aiderait surtout et davantage à créer 16 millions d’emplois. D’un autre côté, il se disait peu fier des faibles enveloppes dédiées aux dépenses en santé en Afrique ne représentant que 2 % des dépenses mondiales dans le domaine estimées à 5820 milliards de francs CFA, « malgré le fait qu’elles représentent 16 % de la population mondiale et 26 % du fardeau mondial des maladies ». Un marché commun, à tout le moins, une production locale aurait tellement résolu beaucoup de problèmes, appuie le patron d’Ecobank Foundation convaincu que pour accroitre les dépenses en santé sur le continent, il ne s’agit plus d’intensifier l’aide dans un contexte où les donateurs semblent plus que jamais essoufflés, mais plutôt de mobiliser  des intervenants du secteur privé, particulièrement les fils du continent, pour une exploitation des débouchés commerciaux en ligne de mire. Une réflexion qui rejoint celle de El Hadji Babacar Fall pour qui la mise au point d’un marché africain commun dans le domaine de la santé serait une réelle aubaine pour les populations, au final.

La pandémie du Coronavirus, une leçon pour tout le monde

La propagation spectaculaire de la COVID-19 partie de la Chine pour s’étendre au reste de la planète est une redoutable épreuve pour les Etats et principalement les systèmes de santé. PatientPro y voit une leçon administrée par ce petit virus, invisible à l’œil nu, à tous les décideurs qui devront, désormais, mieux planifier et accélérer l’adoption de systèmes numériques de santé plutôt que de se rabattre sur des solutions conjoncturelles. Conscient des enjeux, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait réuni, fin octobre 2019, d’éminents experts pour établir un plan visant à accélérer l’utilisation des technologies numériques pour répondre aux besoins des populations. Pour les initiateurs de PatientPro, seuls des investissements conséquents avec une bonne vision de l’anticipation pourraient aider à une meilleure gestion de la santé, sur la planète.

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