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Autoroutes du Maroc (ADM) à l’heure de la mobilité durable

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De notre envoyé spécial à Marrakech, Ibrahima Dia 

Après le succès retentissant des deux dernières éditions, la Société Nationale des Autoroutes du Maroc (ADM) organisait la troisième édition de la Conférence Internationale sur la Mobilité Durable à l’hôtel Sofitel de Marrakech le 26 novembre 2019 sous le thème : «Transport routier et mobilité durables pour un avenir durable». 

Grand-messe des acteurs et experts de la mobilité durable à l’échelle mondiale, la Conférence internationale sur la Mobilité Durable est une initiative lancée par ADM en 2016, année à laquelle le Maroc a organisé la COP 22 à Marrakech.

Organisée par ADM en collaboration avec ses partenaires historiques l’IRF (Fédération Routière Internationale) et l’ASECAP (Association Européenne des Concessionnaires d’Autoroutes et ouvrages à Péage), cette rencontre a rassemblé plus de 200 conférenciers nationaux et internationaux (experts, opérateurs, investisseurs…) de haut niveau pour débattre des enjeux de la mobilité durable à l’aune des évolutions technologiques de ces dernières années.

L’objectif principal à travers cette conférence internationale est de sensibiliser les parties prenantes, de mobiliser les acteurs, de partager les expériences, de capitaliser sur les bonnes pratiques et d’accompagner les différentes institutions à prendre des engagements solides en matière de sécurité et de mobilité durable. Aussi, il est question, entre autres, d’explorer les nouveaux mécanismes de financement verts mis en place dans le cadre de la finance climat, d’initier la réflexion pour le développement d’un véritable écosystème autour de la sécurité, du transport routier et de la mobilité durables, de rappeler la position du Maroc et communiquer auprès de la communauté internationale, de l’engagement du Royaume pour l’environnement, pour la sécurité et pour la mobilité durable.

Le royaume chérifien étant  l’un des artisans les plus actifs de la COP 21 et COP 22 ,  est déterminé à donner une nouvelle impulsion  au mode de gestion des  transports  face à la menace  d’émissions de gaz à  effet de serre (GES).

Les  panélistes  à travers 3 sessions ont  abordé  les questions relatives à la mobilité  durable, les solutions offertes par  les nouvelles technologies  entre autres la problématique de la sécurité des routes. «Sur  le plan continental , nous mettrons en  profit notre proximité  géographique , sociale et culturelle , avec nos confrères africains pour  faire avancer  le débat et  partager les expériences » , a déclaré le directeur général de ADM , Anouar BENAZZOUZ.

Le vice-président de la FRI , a également mentionné que, « sa structure est résolument  engagée à collaborer avec plusieurs partenaires et instances internationales  pour faire avancer le débat,  rapprocher  les points de vue et surtout progresser tous ensemble ».

L’ADM sera au service  de la mobilité durable au sein du continent africain et compte jouer pleinement son rôle d’acteur actif au sein de la FIR», a conclu le responsable, venu présider  la cérémonie d’ouverture. Pour  Pierre Coppey, président de  VINCI  Autoroutes, la mobilité durable est   devenue une question centrale en Afrique avec  l’avènement des infrastructures 3.0. Il  est temps que  le continent  mette en place  des infrastructures moins polluantes (source d’énergie propre), utilisant moins d’espace  afin  qu’elles  contribuent significativement à la croissance durable.

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Selon les études menées par l’ONU, «l’Afrique  contribue pour moins de 4% aux émissions mondiales  de GES et  paradoxalement  elle est  aussi la région la plus vulnérable aux effets négatifs des changements climatiques».

De ce fait, le continent  est confronté  à la problématique du changement climatique,  considéré comme l’un des plus important défis de développement  du 21 siècle.  Comme pour  paraphraser l’économiste, Dominique Strauss-Kahn, «  l’Afrique a l’obligation de faire face aux  questions environnementales pour assoir son développement  dans un contexte  de nouvelles économies  (énergie, environnement…).

Autoroutes du Maroc: un exemple de champion africain 

Pilier du développement des infrastructures autoroutières du Maroc, la Société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM) a été créée en 1989. ADM est une société (S.A) à capitaux publics en charge de la construction, de l’exploitation et de l’entretien du réseau autoroutier national. ADM, grâce aux contrats programmes conclus avec l’Etat, a permis le développement de l’infrastructure autoroutière et la réalisation d’un réseau de 1800 Km d’autoroutes. Ce réseau est emprunté quotidiennement par plus de 400 000 véhicules et capte un quart de la circulation totale du pays. Aujourd’hui, la Société nationale des Autoroutes du Maroc attend un nouveau contrat programme avec l’Etat pour démarrer une nouvelle phase de construction des infrastructures autoroutières. ADM  a placé le développement durable au cœur de toutes ses préoccupations et de sa stratégie de développement. Dans ce sens, ADM a développé plusieurs solutions innovantes ces dernières années pour répondre aux exigences du climat.

Ibrahima jr Dia
Economiste de formation, passionné des questions de développement, suit l'actualité financière africaine au jour le jour. Milite pour une Afrique nouvelle sans frontières et sans préjugés. A lu Marx, Adam Smith et Cheikh Anta Diop et aime échanger sur ces sujets.

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