Guillaume Kouka, ambassadeur du tourisme congolais

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Par Casbi Rudy, Paris

Les Etats africains sont nombreux à vouloir investir dans le tourisme. Le Congo Brazzaville n’échappe pas à cette tendance et la diaspora se mobilise. Guillaume Kouka, fondateur de #visiterlecongo porte un rêve : faire le connaître les trésors cachés du Congo Brazzaville aux yeux des visiteurs du monde entier. Le Congo Brazzaville entend devenir un acteur incontournable du tourisme en Afrique centrale.

C’est dans cet esprit que la ministre du tourisme, Mme Arlette Nonaud Soudan, a inauguré le bureau d’information touristique situé à l’intérieur de l’aéroport de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un plan d’action plus large. Les autorités de Brazzaville ont affirmé leur ambition de rendre le secteur du tourisme plus impactant en faveur de l’économie congolaise. Si le tourisme ne pèse que 3% du PIB, les autorités ambitionnent d’augmenter par 7 son rendement économique d’ici 2021 afin de sortir le pays de sa dépendance aux hydrocarbures.

Pour cela, les investissements financiers seront conséquents. Ces derniers ont été chiffrés à près de 17 milliards de FCFA pour l’ensemble des acteurs privés et publics.«Nous pouvons prendre exemple sur le Rwanda. Kigali est devenue une référence en matière de développement touristique. Ils ont investi près de 20% de leur PIB pour vendre la destination dans les principaux foyers émetteurs de touristes internationaux. «Visit Rwanda» figure sur le maillot de l’équipe d’Arsenal de football», indique Guillaume Kouka – fondateur de #visiterlecongo. Et de poursuivre: «le potentiel est immense. Nous avons des sites formidables comme le port d’embarquement d’esclaves de Loango, les chutes de la loufoulakari ou encore l’île de Manguenguengue sur le Fleuve Congo».

Selon ce spécialiste du tourisme congolais: «le Congo peut attirer un public plus aventurier ou une cible plus familiale notamment pour les couples avec enfants. Ces derniers sont souvent émerveillés par la nature et les animaux sauvages», explique-t-il. Ce sont autant d’arguments que Brazzaville pourrait exploiter pour le développement du secteur touristique. « A quelques kilomètres de la capitale congolaise, on peut observer des gorilles des plaines de l’ouest en liberté. Cela est assez exceptionnel sur le continent », explique-t-il. Le Congo Brazzaville, prochaine destination touristique phare ?

Cet ingénieur issu de la diaspora congolaise basée à Paris n’a qu’un rêve en tête : faire émerger la « destination Congo» de sa tanière. Depuis 4 ans, Guillaume Kouka ne cesse de vendre le potentiel touristique du pays. «Je suis régulièrement invité pour m’exprimer sur ce sujet. Récemment j’étais sur BBC Afrique. Malgré les obstacles, je continuerai à croire en mes convictions », assène-t-il. Et pourtant, les obstacles ne manquent pas. Dénicher une ressource humaine compétente est très difficile. Surtout pour un membre de la diaspora implantée à Paris qui doit gérer les activités à distance», explique Guillaume Kouka. Mais les difficultés sont aussi parfois d’ordre commercial. «Au début, je voulais cibler les membres de la diaspora. Mais j’ai vite compris qu’elle n’avait pas besoin de mon service. Je me suis alors orienté vers un public plus aventurier ainsi qu’auprès d’hommes d’affaires. Ces segments s’annoncent très porteurs», affirme Guillaume Kouka.

C’est, estime-t-il, à la diaspora et au secteur privé de prendre sa part dans l’émergence d’un écosystème favorable au tourisme au Congo. «Nos investissements doivent se diriger vers la création d’une structure commerciale qui fasse le lien entre les touristes et les hôteliers », dit-il. Puis il ajoute : «Dans l’absolu, Visiter le Congo propose des offres pour des vacances de deux semaines pour un prix situé entre 2000 et 2500 euros par personne en pension complète avec le vol inclus », affirme Guillaume Kouka. Grâce à ces tarifs attractifs, #VisiterleCongo espère attirer un public désireux de trouver la magie du Rwanda avec des prix plus attractifs. Selon les autorités rwandaises, il faut en effet prévoir 1500 euros pour une heure passée avec des gorilles au parc national des Virunga situé à la frontière entre la RDC et le Rwanda. « En République du Congo, nous avons aussi de superbes parcs à gorilles et nous pouvons capter une partie de la clientèle rejetée par le Rwanda qui souhaite développer son tourisme sans pratiquer le tourisme de masse », indique Guillaume Kouka. Pour réaliser cette ambition, #visiterlecongo espère attirer une centaine de clients d’ici les prochains mois.

2 Commentaires

  1. Félicitation à l’ambassadeur,
    je suis de celle qui croit aussi en l’émergence du tourisme au Congo Brazzaville, soyons les pionniers à développer nos immense richesses territoriales,
    Ysatis Kokolo

  2. Félicitations au promoteur de #visiterlecongo. Ne cessons de nous battre. le Congo pour l’avoir parcourut en tant qu’acteur du tourisme que je suis (j’ai rédigé un mémoire sur l’aménagement des sites touristiques du Congo, en prenant le cas de Brazza et ses environs), regorge des potentialités touristiques énormes et inestimables. nous devons nous battre pour rendre cette destination moins coûteuse afin d’attirer plus de touristes. Force à vous et merci pour votre engagement.

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