Afrique de l’Est: les dépenses en infrastructures creusent les déficit (Moody’s)

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Un rapport récemment publié par Moody’s indique que si les pays d’Afrique de l’Est tels que le Kenya, l’Éthiopie et la Tanzanie concentrent leurs dépenses d’infrastructure sur l’économie, les déficits budgétaires récurrents réduiront leur solvabilité au moment où leur bilan ne pourra plus se permettre de subir des chocs.

“Au cours des deux prochaines années, nous prévoyons que les déficits budgétaires seront inférieurs à ceux nécessaires pour stabiliser la dette dans tous les pays d’Afrique de l’Est, à l’exception de l’Ouganda, où le fardeau de la dette devrait augmenter, par rapport à une réduction ou à une stabilité générale de la dette dans le reste de l’Afrique”, témoigne Lucie Villa, vice-présidente de Moody’s , chargée de crédit et co-auteur du rapport. Le Kenya, le Rwanda, l’Ouganda, l’Ethiopie et la Tanzanie sont passés au peigne fin dans ce rapport dont voici, ci-dessous, les points saillants, pays par pays:

La politique macroéconomique du Kenya est centrée sur l’assainissement budgétaire, mais les résultats sont limités dans ce domaine avec des recettes souvent inférieures aux objectifs budgétaires et des dépenses de développement supportant le poids de l’ajustement. “Nous nous attendons à ce que des déficits importants, d’environ 6% du PIB, persistent”, estime l’agence de notation.

Le budget 2020 du Rwanda laisse présager un déficit budgétaire plus important imputable aux dépenses en infrastructures.

-L’expansion fiscale liée aux infrastructures est susceptible d’accroître le fardeau de la dette ougandaise.

– La baisse des recettes fiscales met en évidence la faible capacité de production de revenus de l’Éthiopie.

– Les objectifs de revenus ambitieux de la Tanzanie seront difficiles à atteindre.

En juin dernier, chacun des cinq souverains de l’Afrique de l’Est notés par Moody’s – le Kenya, l’Ethiopie, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda – a présenté des budgets pour le prochain exercice, dont certains comprenaient d’importants plans de dépenses en infrastructures qui entraîneraient des déficits budgétaires persistants.

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