Guinée Bissau: l’assemblée constate la fin du mandat du Président Vaz

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En poste depuis avril 2014, le président José Mario Vaz a vu son mandat de cinq ans expirer le 23 juin 2019.

 Pays connu pour ses soubresauts politiques, la Guinée Bissau connaît une transition difficile. En effet, les  députés de ce pays au PIB de 1,37 milliards de dollars américains ont porté le président de l’Assemblée nationale populaire, Cipriano Cassama, à la présidence de la République par intérim, en remplacement du président José Mario Vaz dont le mandat a pris fin le 23 juin dernier.

  Le gouvernement Vaz, empêtré dans des crises à répétition, a voulu jouer la montre au moment où la tenue des élections pour renouveler les institutions devenait hypothétique. Le parlement Bissau Guinée qui attendait la fin du mandat constitutionnel du président pour agir en ne lui laissant aucune minute de glissement a constaté la perte de légitimité du président sortant qui n’a pas pu  organiser les élections dans les délais prescrits. La résolution du parlement prise le jeudi 27 Juin 2019 lors d’une réunion d’urgence, sonne comme un camouflet pour le chef de l’Etat.

Seul président à avoir terminé son mandat en Guinée Bissau (seul aussi à n’avoir inauguré aucun projet, clament ses détracteurs), José Mario Vaz a été remplacé par le président de l’assemblée qui assurera l’intérim jusqu’à l’organisation de l’élection présidentielle. 

La décision a été rendue publique à travers une résolution de la plénière de l’Assemblée nationale votée par les 54 députés de la majorité parlementaires, en l’absence des députés de l’opposition, le Madem et le PRS, le Parti pour la rénovation sociale. Pour rappel, au terme des présidentielles de mars 2019, Domingos Simões Pereira, le chef du PAIGC , vainqueur des élections législatives, devait être nommé premier ministre comme le prévoit la constitution. Le refus du président Vaz d’entériner cette nomination prolonge inutilement la crise de ce pays envers qui la CEDEAO n’a pas fait montre du même empressement démocratique à respecter la”vérité des urnes” que dans le cas de la Gambie.

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