Togo : moins d’1% de crédits bancaires vont au secteur agricole qui occupe 60% de la population active et génère 40% du PIB

0
Nouvellement nommé ministre de l'Agriculture, de la production animale et halieutique, Noël Koutera Bataka devra œuvrer pour porter ce faible taux à la hausse, et permettre ainsi un meilleur financement d'une activité qui occupe plus de la moité de la population togolaise, et génère près de la moitié du Produit intérieur brut du pays.

Au Togo, moins d’1% de crédits bancaires vont au secteur agricole qui occupe 60% de la population active et dont la part relative dans le PIB oscille autour de 40%, apprend-on du Plan national de développement (PND).

En effet, bien que Lomé soit la troisième place financière de l’UEMOA avec 13 banques implantées, « le financement de l’économie togolaise, bien qu’à un niveau favorable comparé aux autres pays de l’UEMOA, reste loin de la contribution apportée par ce système dans les économies émergentes », note le document. Le problème, explique-t-il, ne se trouve pas uniquement au niveau de l’accès au financement mais aussi à celui du coût exorbitant du crédit.

« Les statistiques disponibles indiquent que les taux de sortie sont entre 9% et 13 % pour les crédits bancaires et avoisinent parfois 18% voire 20% pour la microfinance. Dans un environnement caractérisé par un faible taux d’inflation, les taux réels semblent très élevés et constituent un véritable frein à l’entreprenariat en général et en particulier au développement des secteurs agricole, industriel et artisanal. Les statistiques sur la distribution du crédit indiquent aussi que les secteurs comme l’agriculture reçoivent peu de financement », détaille le plan stratégique établi pour la période 2018-2022.

Notons, toutefois, que le secteur de l’agriculture est composé de plusieurs types d’organisations paysannes, notamment de petits producteurs, des groupements et des pré-coopératives. Ce qui constitue un grand défi en termes d’organisation.

« Beaucoup reste à faire »

« En dépit des efforts louables du gouvernement au cours de ces dernières années en matière de la finance inclusive (les différents produits ont permis de toucher plus de 700.000 personnes sans revenus ou à faibles revenus), beaucoup reste à faire pour assurer le financement du secteur privé », note le PND.

Dans ce sens, poursuit-il, l’enjeu est de faire en sorte que le Fonds nationale pour la finance inclusive (FNFI) soit solidement intégré comme l’institution par excellence de la promotion de la finance accessible à tous, surtout pour les plus pauvres, les jeunes et les femmes à travers de solides partenaires et prestataires de services financiers diversifiés et pérennes et surtout à travers de produits financiers innovants et adaptés.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here