Guinée : hausse remarquable du budget de la présidence en 2019

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La nouvelle hausse porte le montant global du Budget alloué au Palais Sekhoutoureya, occupé par le Président Alpha Condé, à plus de 50 millions d’euros, soit plus de 140 000 euros/jour.

Le gouvernement guinéen a annoncé une hausse de 103,8 milliards de francs guinéens (environ 10 millions d’euros) du budget de la Présidence de la République pour 2019, dans un contexte marqué par une austérité budgétaire et des grèves d’enseignants qui réclament la revalorisation de leurs salaires.

Cette décision a été prise, selon le ministre Ismaël Dioubaté du budget qui a présenté le projet en conseil des ministres le 18 octobre 2018, dans le cadre d’un projet de réajustement des dotations de crédits budgétaires de certains ministères et institutions.

À ce titre, le ministère de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’artisanat bénéficie également d’une hausse de 2,4 Mds, 7,4 Mds au ministère des Hydrocarbures, 4,3 Mds au ministère des Investissements Privés et du Partenariat Public-Privé et 3,5 Mds au Ministère de la Coopération et de l’Intégration Africaine. Soit un total de 121,4 milliards GNF de dotations budgétaires en plus qui vont être alloués aux différentes entités dans le cadre du réajustement de leurs budgets respectifs, et qui seront inscrits dans la loi des finances 2019.

Estimé à plus de 36 millions d’euros en 2017, le budget de la Présidence a connu une augmentation de plus de 4 millions d’euros en 2018. La nouvelle hausse porte le montant global du Budget alloué au Palais Sekhoutoureya, occupé par le Président Alpha Condé, à plus de 50 millions d’euros, soit plus de 140 000 euros/jour.

Alors que les principaux arguments du gouvernement guinéen sont les restrictions budgétaires dues au programme de facilité élargie (FEC) contracté avec le Fonds monétaire international (FMI), la pilule aura du mal à passer au Syndicat libre des enseignants de Guinée (SLECG) en pleine grève pour une revalorisation salariale de 8 millions par mois, par enseignant (soit 800 euros).

« Nous attendons le moment venu. En cas de refus quasi définitif du gouvernement de nous faire une contre-proposition sur les 8 millions de salaire, nous allons brandir tous ces faits », nous a confié Aboubacar Soumah, le secrétaire général du SLECG.

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