La Chine veut renforcer sa coopération avec l’Afrique

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Le président Xi Jinping présidant la cérémonie d’accueil du président botswanais Mokgweetsi Masisi au Grand Hall du Peuple, vendredi à Beijing.

De notre envoyé spécial à Pékin, Nephthali Messanh Ledy


La Chine et les Etats africains ouvrent ce dimanche à Beijing, le 7e Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) destiné à renforcer les relations entre les deux parties.

Placé sous le thème «Chine et Afrique : vers une communauté de destin encore plus solide via la coopération gagnant-gagnant», ce sommet rassemble 51 dirigeants africains ayant établi des relations diplomatiques avec l’Empire du Milieu.

Les questions inscrites à l’ordre du jour portent sur les coopérations politique, culturelle et  économique dans le développement social et en matière de sécurité. Au point économique, le président chinois Xi Jinping et ses invités discuteront agriculture, sécurité alimentaire, partenariats industriels, infrastructures, énergie, tourisme et surtout investissements chinois sur le continent.

«Le monde est en train de subir d’importantes évolutions et transformations, pendant lesquelles les économies émergentes et les pays en développement sont confrontés à des opportunités et à des défis partagés », avait-il déjà déclaré vendredi 27 juillet à Johannesburg au sommet des BRICS, insistant sur la création d’une plateforme visant à approfondir la coopération Sud-Sud.

Notons que la coopération sino-africaine a fortement évolué ces dernières décennies. «Alors que la Chine et l’Afrique sont en train de mettre en œuvre les 10 grands projets de renforcement de la coopération entamés depuis le sommet du FOCAC de Johannesburg en 2015, les produits, les technologies, les normes et les services chinois arrivent de plus en plus vite en Afrique.

L’excellence opérationnelle des entreprises chinoises s’est améliorée et le yuan chinois a accéléré son processus d’internationalisation, et de tels résultats ont régulièrement soutenu le développement de la Chine », a indiqué Qian Keming, vice-ministre chinois du commerce.

En effet, lors du dernier sommet de Johannesburg en 2015, la Chine a publié sa deuxième feuille de route pour l’Afrique. Un document qui reprend en cinq parties et dix programmes, les principales orientations de sa politique africaine pour les dix années suivantes. Le président Xi Jinping avait également annoncé une enveloppe de 60 milliards de dollars d’aide financière incluant 5 milliards de prêts à taux zéro, et 35 milliards de prêts à taux préférentiels.

 

Les échanges commerciaux de la Chine  avec le continent africain ont augmenté de 14% en 2017 et de 16% au premier semestre 2018, avec un investissement direct ayant atteint une moyenne annuelle de 3 milliards de dollars sur les trois dernières années.

Premier partenaire commercial de l’Afrique, l’empire du Milieu devra toutefois faire face à la « concurrence » d’autres puissances dont la Russie et les Etats-Unis qui intensifient leurs diplomaties respectivement en Afrique centrale et dans l’est du continent.

Au rang des grands projets financés par la Chine en Afrique, l’on cite le chemin de fer kenyan à écartement standard Nairobi-Mombasa (480 kilomètres) et le projet ferroviaire électrifié de 756 kilomètres reliant l’Ethiopie à Djibouti.

 

Sphère d’influence

«La Chine n’impose pas sa propre volonté à d’autres, ni ne cherche une sphère d’influence», selon Zhou Yuxiao, ambassadeur chinois pour les affaires du FCSA, dans une interview à l’agence Xinhua. « Le concept de consultation extensive, de contribution conjointe, et de bénéfices partagés est observé lorsque la Chine coopère avec les pays africains », ajoute-t-il.

Lancé en 2000, ce forum rassemble aujourd’hui 53 pays africains et la Commission de l’Union africaine. «Le FCSA ne représente pas des paroles vaines mais est une plate-forme pour déclencher des actions réelles», a indiqué l’ancien diplomate ayant fait carrière en Afrique.

 

Booster l’initiative «Une Ceinture, une Route»

Ce sommet sera également une occasion pour le leader chinois de booster l’initiative « Une Ceinture, une Route », dont le chemin de fer Nairobi-Mombasa est un projet clé. Il s’agit, en effet, d’un aspect important au cours de cette rencontre. Les deux parties devront allier « la Ceinture et la Route » et l’Agenda 2030, dans le but d’atteindre l’émergence d’ici peu.

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