La Chine et la Côte d’Ivoire fêtent 35 ans de coopération commerciale

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Le président Alassane Ouattara aux côtés du ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi.

Ce sont deux « bons amis » liés par « la sincérité et la confiance mutuelle ». Pour l’ambassadeur chinois Tang Weibin en Côte d’Ivoire, c’est tout le secret d’une coopération « mutuellement bénéfique ».

 

Le président Alassane Ouattara est attendu à la fin du mois d’août en Chine pour la signature de plusieurs gros contrats. C’est que cette année, la Côte d’Ivoire et la Chine fêtent le 35e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. En effet, le 2 mars 1983, « la Côte d’Ivoire et la Chine se sont unies malgré la longue distance qui les sépare grâce à la vision clairvoyante de leurs dirigeants respectifs », s’est félicité l’ambassadeur chinois en Côte d’Ivoire, Tang Weibin, lors d’une réception festive le 3 mars.

 

Et les résultats de ces partenariats stratégiques entre la Côte d’Ivoire et la Chine sont probants. Comme l’a rappelé M. Tang, la Chine a soutenu financièrement certains projets d’infrastructure parmi les plus importants du pays ouest-africain. Le barrage de Soubré, l’autoroute Abidjan-Bassam ou encore l’extension du port et l’adduction d’eau à Abidjan. Sans oublier l’octroi d’un financement de 460 milliards de francs CFA pour la réhabilitation et le renforcement de 2 000 km du réseau électrique ivoirien.

 

Un pays stable et prospère

Le gouvernement chinois a également contribué au développement d’importants projets sociaux en Côte d’Ivoire, notamment le Palais de la culture d’Abidjan, l’hôpital de Gagnoa, la Maison des députés à Yamoussoukro, le centre de lutte contre le paludisme et le lycée d’excellence d’Anyama.

Après des crises économiques et politiques récurrentes, qui ont notamment mené au drame humanitaire ayant suivi l’élection présidentielle de 2010, la Côte d’Ivoire est aujourd’hui un pays politiquement stable et économiquement prospère.

La Chine a en partie accompagné cette évolution, devenant en 2017 « le troisième partenaire commercial de la Côte d’Ivoire avec un volume d’échanges commerciaux de 1,85 milliard de dollars », selon l’ambassadeur chinois.

Les deux pays ont également renforcé leur coopération militaire. En décembre, la Chine faisait don à la Côte d’Ivoire d’un patrouilleur de dernière génération. D’une valeur estimée à 2 milliards de francs CFA, le nouveau navire devrait accroître la capacité de la Marine ivoirienne à lutter contre la piraterie maritime et à sécuriser le golfe de Guinée.

 

Une coopération appelée à se renforcer

Alors que 90 stagiaires militaires ivoiriens ont participé à des formations en Chine en 2016 et 2017, le pays asiatique a manifesté son intention de « maintenir cette bonne coopération militaire bilatérale et l’élever à un niveau encore plus haut », selon le colonel supérieur Song Feng.

« Mais le meilleur est probablement à venir », comme le croit Le 360 Afrique. Le média évoque en particulier « la construction de zones industrielles, la réhabilitation de 1 500 km de routes, la construction de six échangeurs à Abidjan, du port sec de Ferkessédougou (dans le nord du pays) ainsi que des barrages hydroélectriques de Gribo Popoli et de Boutoubré ».

Ainsi, les réalisations de ces 35 dernières années pourraient n’être que le début d’une longue série. « Les relations sino-ivoiriennes sont un modèle de coopération Sud-Sud fondée sur l’esprit de gains mutuels et la solidarité entre les peuples », a affirmé en mars le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Marcel Amon-Tanoh. Pour le ministre, comme sans doute pour tous les Ivoiriens, la coopération bilatérale reste donc « prometteuse ».


Daniel Pingeot

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