Kaname Akamatsu, l’Afrique et le vol des oies sauvages

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La bonne vieille théorie de l’avantage comparatif apparaît en toile de fond dans l’ensemble de son œuvre. 

Kaname  Akamatsu est  né en 1896 à Fukuoka et décédé en 1974.  Le plus célèbre des économistes japonais a étudié en Allemagne au milieu des années 20, sacrifiant à la tradition de l’époque qui veut qu’un bon économiste a fait la philosophe, lit Marx et Hegel, séjourné au pays de Goethe et aux USA.

Dans ses travaux, Akamtsu a théorisé le développement d’un pays  selon sa formule célèbre de vol d’oies sauvages développée en 1937.

Dans la première phase du processus, le pays en développement importe des produits manufacturés des pays industrialisés, et exporte des matières premières et des produits agricoles. Force est de le reconnaître, plus de 80  ans après la théorie de Akamatsu, l’Afrique est encore à ce premier stade du vol d’oies sauvages.

Car la deuxième phase suppose l’industrialisation. Le pays en développement parvient dans cette étape à construire sa propre production de biens de consommation capables  de concurrencer les importations en s’appuyant notamment sur le marché intérieur. Faut-il le rappeler, les politiques de substitution aux importations menées tambour battant dans les années 70 n’ont pas eu l’effet escompté sur le continent africain.

La troisième phase voit l’industrie locale à la conquête du marché export en concurrence avec celle des pays industrialisés. La production locale de biens d’investissement se développe.

 

 


 

 

Enfin, la quatrième étape est marquée par le déclin de l’exportation de biens de consommation. La hausse des salaires stimule la délocalisation de la production vers les pays moins avancés.  Le pays devient investisseur et acteur du marché mondial.

Ces quatre étapes reposent sur la capacité du pays à exploiter son avantage comparatif et à protéger ses frontières dans la première phase. Si le modèle a réussi au Japon, pays qui a entraîné un ensemble de groupes d’économies régionales, il reste qu’il demeure encore exceptionnel au regard des échecs constatés un peu partout et notamment en Afrique.

Les 4 dragons” (Singapour, Corée du Sud, Hong Kong, Taïwan) ont entamé leur industrialisation dans les années 60 en passant de la production de produits à faible technicité et à haute intensité de main d’œuvre à produit à haute technicité et à faible intensité de main d’œuvre.

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