En forme, Safaricom veut élargir ses horizons

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Porté par un business model profitable, l’opérateur kényan part à la conquête de nouveaux relais de croissance.

Safaricom, le numéro un des télécoms en Afrique de l’Est (29,6 millions de clients), a annoncé ce mercredi un résultat net de 55,3 milliards de shillings (550 millions de dollars) pour l’année s’achevant le 31 mars 2018, soit une hausse de 14,3 % par rapport à l’exercice précédent (48,4 milliards de shillings). Le chiffre d’affaire a quant à lui progressé de 9,8 %, à 233, 72 milliards de shillings (2,34 milliards de dollars), tiré en premier lieu par la forte croissance de l’activité « mobile data (+ 24 %) », qui compense la relative faiblesse du segment traditionnel « voix », arrivé à maturité. Le Directoire de Safaricom a par ailleurs recommandé un dividende de 1,10 shilling par action- soit un dividende global de 44,1 milliards de shillings-, sous réserve de l’approbation de l’Assemblée générale.

Commentant ces résultats en conférence téléphonique ce matin, Sateesh Kamath, le Directeur financier du groupe, s’est félicité que l’entreprise ait dégagé un résultat d’exploitation (EBIT) supérieur aux prévisions initiales (79,3 milliards de shillings contre une fourchette attendue de 71-75 milliards de shillings) et a rappelé que, pour l’exercice en cours, l’opérateur tablait sur une « progression de 7 à 12 % de [l’EBIT] ».

Une hausse qui devrait venir de plus en plus d’un élargissement des horizons de l’entreprise, tant sectoriels avec le pari récent d’un positionnement dans l’e-commerce (les projets de l’opérateur se concentrent sur une offre alliant commerce en ligne et paiement par téléphone mobile) que géographiques, avec la conquête de nouveaux marchés est-africains. En ligne de mire notamment, l’Éthiopie et ses 100 millions d’habitants, le pays ayant dépassé en 2017 le Kenya en tant que première économie de la région. Une « réserve » de croissance évidente mais qui pour se matérialiser devra franchir un obstacle de taille : nombre d’entreprises étrangères – opérateurs de télécoms, banques et distributeurs – ne sont pour l’heure pas autorisées à exercer en Ethiopie.

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