Il aura passé 9 ans à la tête de l’Afrique du Sud, accumulant rumeurs et scandales de corruption.

Lâché par son ex-épouse, Dlamini Zuma, haute figure politique du pays et par son ministre des Finances, Jacob Zuma a annoncé sa démission le 14 février, court-circuitant une motion de défiance qui devait être votée le 15 février. «Je démissionne tout en n’étant pas d’accord avec la décision du parti», a t-il déclaré dans son adresse à la Nation en début de soirée.

Tout comme Tabo Mbeki, son prédécesseur, Zuma ne terminera pas son second mandat, poussé à lâcher prise par un système démocratique au sein de l’ANC (African National Congress, au pouvoir depuis la fin de l’Aparthied), qui a soutenu la motion de l’opposition visant à démettre le président sous fond de corruption.
Les événements se sont accélérés ces derniers jours. L’ANC avait appelé Jacob Zuma à partir de lui même le 13 février, soit quelques heures avant une perquisition musclée de la police dans les locaux de la famille Gupta, celle par qui le scandale est arrivé.
Ce départ précipité ouvre la voie à la désignation de Cyril Ramaphosa, un milliardaire connu des milieux d’affaires sud-africains, qui incarne certes l’alternance mais pas forcément le renouveau.

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