Tunisie-Afrique: repositionnement stratégique

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Dans l’histoire médiévale , al-Ifriqiya est la zone comprenant ce qui est aujourd’hui la Tunisie , ainsi que la Tripolitaine ( ouest de la Libye ) et le Constantinois ( Est de l’Algérie ) . Cette zone comprenait ce qui avait été la province romaine d’Afrique.

Par PAR Anis Souadi 

DEPUIS quelque temps, tous les regards au double niveau régional et international, se sont orientés vers l’Afrique. C’est que ce continent, resté pour longtemps dans l’oubli, s’est approprié un autre statut beaucoup plus important, pour devenir ainsi la nouvelle plateforme stratégique de la coopération économique internationale.

Plus important encore, les experts et décideurs parlent désormais de l’Afrique comme étant le nouvel Eldorado des nouvelles richesses. Il faut reconnaître justement que l’Afrique, malgré un potentiel important et illimité, est restée des années durant à l’écart des projections économiques internationales. Elle a souffert ainsi de la mauvaise exploitation de ses richesses, des diktats des donneurs d’ordres étrangers et surtout de la mainmise des décideurs internationaux. Ce n’est heureusement plus le cas aujourd’hui.

On assiste depuis quelque temps à un changement total des mentalités, ce qui a permis au continent africain de s’inscrire dans une logique de transformation profonde et globale. Et c’est cette même logique qui lui a permis d’améliorer sensiblement son positionnement international. Les derniers indicateurs en attestent largement.

En effet, en dépit d’une conjoncture internationale défavorable et nettement hostile, l’Afrique a réussi à s’assurer une croissance supérieure à celle enregistrée sur le reste de la planète.

D’ailleurs, Bruno Mettling, directeur général adjoint d’Orange, en charge de Zone Afrique et MoyenOrient, disait lors des rencontres Africa 2017, tenues à Tunis, que «l’Afrique n’a plus besoin de l’Europe, le contraire est plutôt vrai». Et c’est un tel statut qui permet aujourd’hui à l’Afrique de remodeler aussi bien la forme que le fond de ses rapports avec l’étranger.

Il s’agit là d’instaurer un vrai partenariat reposant essentiellement sur un esprit de réciprocité, «dans une perspective de développement à la fois conjoint, équilibré et surtout durable», disait encore le responsable français. Reste que pour maintenir ce repositionnement à l’échelle internationale, le continent africain doit chercher à conforter constamment son statut. Et c’est certainement à travers le foisonnement de la coopération africano-africaine qu’il peut toujours prétendre à un pouvoir de décisions international stratégique.


Anas Souadi,

Cet éditorial est paru dans le supplément “La Presse Business” publié dans le Financial Afrik du 15 décembre au 14 février.

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