La BAD accorde un don de 43 millions de dollars au Niger

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Mahamadou Issoufou, président du Niger.

La Banque africaine de développement vient d’approuver, ce 10 janvier, un don de 43 millions de dollars au profit du Niger, un pays dont l’économie est fragilisée par la chute brutale de l’uranium son principal produit d’exportation, la sécheresse et les défis sécuritaires qui prévalent dans le sahel.

Cet appui budgétaire devrait servir à soutenir la première phase du Programme d’appui aux réformes et à la résilience économique (PARRE), un programme pluriannuel (2017-2019) destiné à « renforcer la résilience du pays à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle à travers une meilleure gestion de l’eau et un accroissement de la productivité agropastorale » indique la BAD dans un communiqué.

« Le Programme vise par ailleurs, une meilleure mobilisation de recettes intérieures, une plus grande autonomisation des femmes, la création d’emploi pour les jeunes ainsi que la protection de l’environnement », ajoute le document.

Expliquant la démarche de l’institution, Janvier Litse, le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest, a souligné que la BAD qui se veut être « un partenaire stratégique » du Niger a décidé de soutenir les efforts du gouvernement dans un contexte difficile « pour accélérer les résultats dans les secteurs prioritaires tels que l’agriculture, les infrastructures électriques, les capacités institutionnelles et la gouvernance ».

Des résultats attendus

A terme, le programme devrait, selon la BAD, entraîner une nette amélioration de la pression fiscale nationale, la faisant passer de 13,6% du Produit intérieur brut (PIB) en 2016 à 14,4% du PIB en 2019.
Également, le taux de marchés publics passés sans appel d’offres devrait chuter de 51% en 2016 à 15% en 2019.

A cela s’ajoute « l’objectif de l’amélioration de la productivité agropastorale, enjeu de premier ordre pour un pays confronté à la forte natalité et aux cycles récurrents de sécheresse et de famine ».

Le Niger traverse une conjoncture défavorable. 700 emplois liés à l’exploitation de l’uranium ont été supprimés ce début d’année du fait de la chute des cours. Mais, preuve de sa résilience, l’économie du pays devrait enregistrer une croissance de 5,2% fin 2017 selon les estimations de la Banque mondiale.

Il faut rappeler qu’à la mi décembre dernier, le Niger est parvenu à obtenir avec succès 23 milliards de dollars de divers bailleurs de fonds pour financer son plan de développement (PDES 2017-2021) sur un objectif recherché de 17 milliards.

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