L’unité industrielle de Bongo, la sixième de SAPH, emploie 289 personnes.

Le groupe SIFCA a investi 8 milliards FCFA dans ce qui est la plus importante usine de transformation de latex du continent africain. Un investissement qui viendra conforter les bons résultats enregistrés depuis 2016.

La SAPH, la société africaine de plantations d’hévéa, filiale du groupe agro-industriel SIFCA, a inauguré ce 14 décembre la plus grande usine de traitement de latex d’Afrique. Basée la localité de Bongo (Aboisso), au sud-ouest du pays, l’infrastructure qui a coûté 8 milliards FCFA, soit 12,2 millions d’euros, va permettre de produire annuellement 60 000 tonnes de caoutchouc à partir du latex extrait des plantations de la société.

Avec cet investissement important malgré un contexte de bas cours, la SAPH fait le pari de l’avenir. Pour Jean-Louis Billon, PCA de la SAPH, « l’hévéa connaît plusieurs cycles de hausse et de baisse et c’est normal d’investir au moment où c’est bas pour pouvoir capitaliser au moment où les cours vont monter ».

Outre le maintien à la baisse des cours mondiaux, les acteurs du secteur qui ont massivement investi dans la première transformation sont confrontés au problème de la disponibilité de la matière première. En effet, le latex ou « fond de tasse », est en partie exporté vers les pays d’Asie du Sud est, notamment vers la Malaisie.

Répondant à cette préoccupation, Jean Claude Brou, le ministre de l’Industrie et des Mines, a indiqué que des réformes sont en cours « afin de faire en sorte que la production serve en priorité les industries locales ». Il a outre appelé les industriels à passer à la phase de la deuxième transformation pour aboutir à des produits finis ou semi-finis, lesquels ne concernent pour l’heure que 5% de la production nationale.

La Côte d’Ivoire est le premier producteur africain latex avec une offre annuelle d’environ 400 000 tonnes, dont 36% produite par la SAPH, le leader du marché locale

Retour au bénéfice

Après avoir souffert de ce contexte international morose, l’entreprise semble avoir trouvé la parade grâce notamment à la hausse de sa production de latex. Des deux années de pertes (-3,8 milliards FCFA fin 2014 et – 1,8 milliard fin 2015), la société s’est remise avec un résultat net de 1,17 milliard fin 2016. Et au troisième trimestre, l’entreprise engrangeait un bénéfice net de 7,98 milliards FCFA.

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