Après quatre ans de tractations, le réhabilitation du chemin de fer reliant Abidjan à la ville burkinabè de Kaya, via Ouagadougou, va enfin démarrer. Les travaux lancés ce 4 décembre vont coûter la bagatelle de 260 milliards FCFA entièrement à la charge de l’exploitant, Sitarail, filiale du groupe Bolloré, qui gère et opère ce réseau ferroviaire depuis 23 ans.

Les travaux vont s’étendre sur 8 ans en deux phases. La première (2018-2021) concerne le réseau existant. Elle porte sur le renouvellement de 853 km de voies ferrées, la sécurisation de 51 passages à niveau, la réhabilitation de 31 gares, de 50 ouvrages d’art et des ateliers de maintenance.
Il est également prévu le renforcement du matériel roulant avec l’acquisition et la modernisation des équipements, locomotives et wagons.
La seconde phase devra concerner une extension du réseau ferroviaire vers la ville minière burkinabè de Tambao (qui de l’un des plus importants gisements de manganèse au monde), en vue de faciliter l’acheminement du minerai de vers le port d’Abidjan.
A terme, ce sont plus de 5 millions de tonnes de marchandises et près de 800 000 voyageurs (contre 800 000 tonnes de fret et 200 voyageurs actuellement) qui pourront être transportés chaque année.
C’est en 2013, dans le cadre du Traité d’Amitié et de Coopération (TAC) qui lie les deux pays, que la décision avait été prise de réhabiliter la ligne ferroviaire. Et le 18 juillet dernier, un dernier accord tripartite liant Abidjan, Ouagadougou et Bolloré avait été signé  afin de mettre le projet sur les rails.
 

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