Le Fonds de développement des villes africaines verra le jour en 2019

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Le Fonds de développement des villes africaines (FODEVA) est attendu  en  2019. Porté par l’organisation internationale panafricaine «Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique» (CGLU), le fonds servira de véhicule de financement des collectivités territoriales du continent africain.

Ce dispositif  permettra aux villes d’émettre des obligations sur les marchés nationaux ou internationaux de capitaux. Une première levée de fonds d’environ 3 milliards de dollars est prévue avant fin 2020 afin de cibler des collectivités ayant une capacité de remboursement avérée.

À cet effet, un groupe d’experts planche sur la finalisation d’une feuille de route en vue de présenter ledit fonds comme levier de financement crédible lors du prochain Sommet Africités qui aura lieu en décembre 2018 à Brazzaville (République du Congo).

Pour ces experts, le FODEVA doit répondre au double besoin de vendre la destination collectivités territoriales d’Afrique aux investisseurs, et de préparer la capacité d’absorption et de gestion de la dette par ces collectivités.

Le futur fonds doit, aussi, permettre aux collectivités ou aux institutions nationales spécialisées dans les prêts aux collectivités d’emprunter sur une durée de 7 à 15 ans pour financer les projets de développement.

«Pour la phase de préparation du démarrage du FODEVA, il convient que CGLU Afrique mobilise 2 millions d’euros, dont 1,5 million apportés par les collectivités territoriales et 0,5 million par les États.

L’objectif étant de mobiliser 10 États et 30 collectivités territoriales apportant chacun 50,000 euros.

Une fois créée, la première levée de fonds devrait donc intervenir avant fin 2020, pour opérationnaliser le dispositif financier.

En attendant, la feuille de route pour la création du fonds portera sur la définition de la structure du capital, du  portefeuille de risque et sur les possibilités de coopérer avec les outils nationaux existants.

Elle vise, en outre, à promouvoir ce véhicule via une campagne de communication et un road-show. Les porteurs du projet ambitionnent, par ailleurs, d’impliquer les États pour «obtenir leur avis de non-objection».

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