Moussa Faki Mahamat, l’autre favori

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Les africains l’ont découvert lors du seul et unique débat qui a récemment opposé les candidats à la succession de Mme Nkosazana Dlamini Zuma, au poste de Président de la Commission de l’Union africaine.

Son constat fort et argumenté a fait mouche : « je pense que l’Union africaine a besoin d’un leadership affirmé… Je crois qu’il faut se recentrer sur l’essentiel. Par exemple depuis 2002, nous avons adopté aux alentours de 1 800 décisions et résolutions. Moins de 15% ont été réellement mises en œuvre ».

Mais, qui est cet homme au verbe dépouillé qui évolue loin de la langue de bois qui a cours  à Addis-Abeba? Ceux qui le connaissent, parlent d’un diplomate chevronné, doublé d’un fin  négociateur et d’un politicien au sens noble du terme, c’est à dire au service de la cité.

Sa candidature tardive (déclarée en septembre) à la succession de Zuma a surpris les dirigeants africains.

Homme politique tchadien, Moussa Faki Mahamat a occupé de très hautes fonctions avec une expérience de trente ans. Plusieurs fois ministre, directeur du cabinet civil du président Idriss Déby, chef du gouvernement, président du conseil économique, social et culturel, il a marqué toutes ces institutions par son assiduité au travail.

Grâce à ses fonctions de Ministre des Affaires Etrangères de la République du Tchad, fonction qu’il occupe depuis 2008, l’opportunité lui a été offerte de suivre tous les dossiers stratégiques durant les mandats de M. Jean Ping et de Mme Nkosazana Dlamini Zuma à la Présidence de la Commission de l’Union africaine.

De la maturation de l’Architecture Africaine de Paix et de Sécurité en passant par les situations de crises. Les questions de paix et de sécurité de l’Afrique ont été au cœur de ses  nombreuses missions et ont constitué ses principales préoccupations.

Une riche expérience que le chef de la diplomatie tchadienne compte mettre au service du continent en briguant le poste de président de la Commission de l’Union africaine. Avec ses collègues Ministres des Affaires étrangères de la région (Algérie, Égypte, Tunisie, Niger, Soudan, Tchad), il a joué un rôle de premier plan dans le Groupe des Pays Voisins de la Libye en vue d’appuyer politiquement le processus  de sortie de crise en Libye.

La longue expérience de ce candidat que d’aucuns jugent incarner une certaine «légitimité historique et l’espoir d’un renouveau de l’idéal panafricain», résultant de l’exercice et de la gestion des affaires tant au niveau national qu’international, l’a convaincu que les rêves que l’on peut légitimement nourrir pour le continent africain et pour ses peuples demeureront des chimères tant que la paix, la stabilité et la sécurité n’auront pas définitivement prévalu.

Moussa Faki Mahamat est titulaire d’un Doctorant en thèse de Droit Public à l’Université Paris 13, DESS en Droit Public Université Marien NGouabi de Brazzaville (Congo) 1986, Licence en Droit Public, Mention Très Bien, Université Marien NGouabi de Brazzaville (Congo).

Suffisant pour remporter le match géopolitique de la succession de Dlaminii Zuma ?  En tout cas, pour  ses nombreux supporters dans les chancelleries africaines à Addis-Abeba, à Abuja et entre autre à N’Djamena, il n’y a aucun doute, Moussa Faki Mahamat sera bel et bien le quatrième président de la commission de l’Union africaine après Compaoré, Ping et Zuma.Wait and See

 

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