Par Nephthali Messanh Ledy 

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Au Bénin, l’activité économique résiste plus au moins aux retombées négatives de la situation au Nigéria voisin, principal partenaire commercial du pays. Ceci grâce essentiellement à la production agricole.

L’annonce a été faite par une mission du Fonds monétaire international (FMI) ayant séjourné à Cotonou du 30 novembre au 12 décembre 2016, pour la poursuite des discussions avec le pays sur un éventuel programme économique triennal appuyé par l’institution, dans le cadre de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Toutefois, note l’équipe dirigée par Norbert Toé, chef de mission pour le Bénin, ces retombées « ont fortement pesé sur l’économie, avec notamment un recul des recettes douanières ». La croissance devrait baisser pour se situer dans une fourchette de 4,5 à 5 %, estimation faite en juin dernier par l’institution mondiale.

Et d’indiquer que les autorités se sont engagées à sauvegarder la stabilité macroéconomique, tout en mettant simultanément en œuvre un ambitieux programme de réformes structurelles, axé sur l’amélioration de la gouvernance et la stimulation des investissements. « Le nouveau gouvernement prend rapidement des mesures pour modifier les politiques publiques et est déterminé à promouvoir une transformation structurelle de l’économie et à améliorer les conditions de vie de la population ».

Par ailleurs, la mission appelle l’exécutif à intensifier la mobilisation des recettes intérieures et renforcer la gestion des finances publiques afin de créer un espace budgétaire qui « permettra d’accroître les investissements publics et les dépenses de la réduction de la pauvreté, tout en préservant la viabilité de la dette ».

 

En rappel, la dernière équipe du FMI en mission au Bénin (du 6 au 18 juin 2016) a révélé que le déficit budgétaire s’est creusé à environ 8,5% du PIB en 2015, alors que la politique budgétaire était en général saine les années antérieures. Une accentuation du déficit budgétaire financée par de fortes émissions d’obligations sur le marché financier régional, augmentant considérablement le service futur de la dette.

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