La CEDEAO vers l’extension du réseau du gazoduc de l’Afrique de l’Ouest

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Par Mariata Dieng

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La Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a initié une rencontre de deux jours à Dakar sur l’extension du réseau du gazoduc, en vue de renforcer la sécurité énergétique dans la Région.

Cette rencontre organisée à Dakar mardi et mercredi, conjointement par le Département de l’Énergie et des Mines de la Commission de la CEDEAO et l’Unité de Préparation et de Développement des Projets d’Infrastructure de la CEDEAO (PPDU) basée à Lomé, a regroupé entre autre les experts de 12 sur les 15 États membres de la CEDEAO, de l’Autorité du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (AGAO), de la Société du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (WAPCo), du Système d’échanges d’énergie électrique Ouest Africain (EEEOA) ainsi que ceux de la Direction de l’Énergie de la CEDEAO et PPDU.

S’exprimant à l’ouverture des travaux, le directeur de cabinet du ministre de l’Énergie et du Développement des Énergies Renouvelables du Sénégal, Mor Ndiaye Mbaye, a indiqué que la diversification des sources d’énergies et le recours aux énergies propres répondant aux enjeux environnementaux constituent un défi important pour la région et pour le Sénégal en particulier.

Par ailleurs, il a déploré la situation énergétique de la région, caractérisée par l’un des plus faibles taux d’accès à l’électricité au monde. Il a précisé que la CEDEAO a placé le développement du marché du gaz au cœur des stratégies, pour soutenir la production électrique à l’instar de la mise en œuvre des interconnections électriques et de la promotion des énergies renouvelables.

Il a aussi indiqué que les efforts déployés par le Sénégal pour améliorer sa situation énergétique ont permis entre autres de faire des découvertes importantes de gaz naturel, dont l’exploitation pourra permettre au pays de renforcer sa production d’électricité et d’exporter le gaz naturel vers les autres États de la région.

« L’ampleur du déficit énergétique de notre région, nécessite de privilégier la voie de la coopération pour assurer un meilleur approvisionnement en énergie électrique dans la région » a­ t-­il indiqué. C’est pourquoi il s’est réjoui de l’existence du gazoduc actuel qui constitue l’une des meilleures réussites d’infrastructures d’intégration régionales.

« Cela nécessite néanmoins que nous travaillions à son optimisation et à son extension aux autres pays de la région afin de leur permettre d’en bénéficier» a déclaré Dr Morlaye Bangoura, le commissaire chargé de l’Énergie et des Mines de la commission de la CEDEAO.

Une étude devant analyser et faire des recommandations sur le fonctionnement actuel du gazoduc et identifier les conditions de son extension aux autres États membres de la CEDEAO a été confiée à un cabinet basé à Londres, en Angleterre. Elle devrait également voir les conditions techniques et économiques pour l’extension du réseau du gazoduc aux autres États membres de la CEDEAO non parties au traité du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO) et le cas échéant, préparer un schéma pour l’extension et l’interconnexion du réseau de gazoduc dans la région de la CEDEAO en prenant en compte les points de consommation et les sources potentielles de production existantes ou nouvelles.

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