L’Afrique va parler d’une seule voix à la conférence mondiale Habitat 3

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Par Albert Savana

Boulevard_du_30_juin,_Kinshasa

L’Afrique tient vaille que vaille à réussir sa transition urbaine au même titre que sa transition démographique, avec au total une population urbaine estimée à 430 millions d’individus selon les Nations-Unies.C’est tout le sens de sa prochaine participation à la conférence mondiale Habitat 3 prévue du 17 au 20 octobre 2016 à Quito en Equateur. 

Un  africain sur trois  vit aujourd’hui en milieu urbain ; ce qui fait au total une population urbaine évaluée à 430 millions d’habitants selon l’Onu qui s’apprête à organiser la troisième conférence mondial sur le logement et le développement durable (Habitat3). Après Vancouver (1976), Istanbul (1996), Quito la capitale de l’Equateur va abriter cette important évènement. Le contexte a aussi trait au fait que dans le continent, les villes n’occupent que 2% de la superficie au moment où elles contribuent à hauteur de 60 % à la formation du Pib, donc à la création de richesses.

Pour le ministre sénégalais du renouveau urbain, de l’habitat et du cadre de vie, Diène Farba Sarr, le continent africain s’est engagé à parler d’une seule voix à Quito, dans la perspective de dégager des stratégies permettant de réaffirmer le rôle des villes et des territoires en tant que moteurs de développement durable pour l’amélioration des conditions de vie des populations. C’est dans cette optique que l’Afrique a déjà tenu des réunions préparatoires à Abuja, Nairobi et Rabat afin d’encourager les Etats à promouvoir une meilleure planification en matière d’habitat de même que la prévention de phénomènes comme les inondations et les nombreux effondrements de bâtiments en milieu urbain.

Le Sénégal et le Tchad représentent avec beaucoup d’efficacité le continent aux travaux du comité mondial préparatoire d’Habitat 3 .Selon Mansour  Tall géographe à Onu Habitat, il s’agira aussi d’intégrer la nouvelle problématique des changements climatiques pour un habitat sûr, durable et résilient. Dans  la même veine, Malick Gaye président du comité sénégalais d’Habitat 3 estime que depuis plus de 40 ans, l’Afrique n’a pas abordé avec rigueur les questions liées au développement urbain. Aujourd’hui poursuit-il le continent a décidé de changer de paradigme en mettant le développement urbain au cœur de ses préoccupations.

C’est tout le sens de l’engagement de la Banque africaine de développement (Bad) à prendre davantage en charge cette problématique. Autant dire qu’à Quito où un nouvel agenda urbain sera défini par la communauté internationale, l’Afrique sera aux avant-postes pour mieux faire face à la croissance urbaine galopante notée à travers le monde .En 1996 ,la population urbaine mondiale était évaluée à 45% .Aujourd’hui ,elle est estimée à 55%.

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