Algérie : cinq candidats face à Bouteflika

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Algérie candidatsA 77 ans, Abdelaziz Bouteflika brigue une quatrième candidature  présidentielle alors que son état de santé constitue l’un des principaux sujets de la campagne électorale en prélude aux élections du 17 avril prochain.  Invisible depuis plusieurs mois,  le président sortant se fait représenter dans les meetings par son directeur de campagne, Abdelmalek Sellal, premier ministre qui a démissionné à la veille de la campagne. 

Pas facile de mener une campagne par procuration  pour un président qui incarne l’immobilisme auprès d’une jeunesse assoiffée de changements.  M. Sellal s’en est rendu compte à Bejaa (Kabylie) où une foule compacte l’a empêché de tenir meeting samedi 5 avril.  S’il part favori, Abdelaziz Bouteflika n’est pas élu d’avance.      Il  devra faire avec la candidature d’Ali Benflis, 70 ans, ancien premier ministre et  ancien secrétaire général du Front de libération nationale (FLN)  déjà candidat aux présidentielles de 2004. Derrière ce duo, il y a Moussa Touati, président du Front national algérien, qui part en campagne avec l’ambition de redonner au peuple algérien sa souveraineté. Avec un budget de 300 millions de centimes, mobilisé grâce aux soutiens du militant, le candidat Moussa Touati se présente comme le nationaliste antisystème. Egalement désargenté, le candidat Ali Fewzi Rebaine, du parti Al Ahd 54, bat campagne sur le thème de la réhabilitation de son pays sur la scène internationale et de la clarification des relations avec la France qu’il obligera, une fois élu, à reconnaître «les crimes odieux » commis contre le peuple algérien.  Sans doute plus consistante que M.  Rebaine et M. Touati, la dame de fer Louisa Hanoune, 60 ans, déjà candidate en 2004,  semble susciter plus de mobilisation.  Son discours trotskiste trempé dans la realpolitik algérienne fait d’elle une femme qui ratisse large et pas seulement à gauche.  Le sixième candidat, Abdelaziz Belaid, patron du Front El Moustakbal, a décidé de faire campagne en évitant des attaques frontales contre le président Bouteflika.  Approche tactique ou idéologique de la part d’un jeune sensé symboliser l’avenir ?

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