Malmené en Guinée, Beny Steinmetz pointe du doigt Georges Soros

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BSGR GuinéeL’Israélien Beny Steinmetz vient de porter plainte contre  FTI  Consulting LLP, basée en Floride,  qu’il avait mandaté en mai 2009  pour protéger et défendre ses intérêts dans des projets miniers en Guinée.   Le contrat est arrivé à terme le 12 novembre 2012 à la demande de FTI Consulting LLP qui a invoqué le conflit d’intérêt et  des circonstances ne lui permettant pas de poursuivre la mission.   Le  communicant   avait  signé un mandat de conseil avec BSG Ressources ( de  Beny Steinmetz)  tout en étant lié avec le mania de la finance,  Georges Soros, 82 ans.    

 

Le nœud du probléme

,FTI Consulting LLP a nommé Lord  Mark Malloch-Brown, ancien fonctionnaire des Nations Unies du temps de Koffi Annan, président de son pôle Europe en 2010  alors que celui-ci était membre du conseil d’administration de l’une des fondations de Georges Soros, à savoir Open Society Foundation.   Or, le trader à succés, reconverti aujourd’hui en activiste engagé dans les causes humanitaires, aurait usé de tout son poids pour pousser le gouvernement guinéen à revoir la concession minière (d’une valeur de 10 milliards de dollars)  accordée au tandem BSG Ressources-Vale.    L’affaire risque de tourner à la surenchère judiciaire, Lord  Malloch Brown ayant requis le cabinet Quinn Emanuel Urquhart & Sullivan LLP pour le défendre.   BSGR, qui se fait assister par  Mishcon de Reya, demande des dommages et intérêts.

 

BSGR  persona non grata en Guinée

 

Pour rappel,  En avril 2010, le groupe israélien avait  revendu 51% de ses intérêts miniers dans le Simandou au brésilien Vale pour 2,5 milliards de dollars. Il n’avait déboursé que 160 millions de dollars pour en obtenir les droits.  La concession  Vale BSGR Guinea  fait partie des 13 permis miniers qui font actuellement l’objet de révision de la part  du Comité Technique de Revue des Titres et Conventions Miniers (CTRTCM).  Dans un communiqué en date du 25 mars, BSGR disait craindre l’expropriation de ses permis miniers détenus sur les blocs 1 et 2 de Simandou.    Auparavant, le président de la société, Asher Avidan, s’est vu refusé l’entrée sur le territoire guinéen pour des «raisons de sécurité intérieure ».   BSGR n’écarte pas l’idée de faire recours à un arbitrage international.

Lors du dernier salon Mining Indaba, début février au Cap, en Afrique du Sud, le ministre guinéen des Mines, Mohamed Lamine Fofana, a déclaré que « BSGR n’avait pas suivi la loi » dans la conclusion de son partenariat avec Vale.

 

Oumarou Kamara

 

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