Dans une démarche visant à mobiliser des financements privés au service de la sécurité alimentaire, l’Angola a autorisé l’octroi d’une garantie souveraine de 91,2 milliards de kwanzas (environ 100 millions de dollars) en faveur de la société VC Horizonte 21, S.A. Ce mécanisme permet à l’État de se porter garant du remboursement d’un financement privé, afin de rassurer les investisseurs et de lever des ressources à des conditions plus avantageuses.
Cette décision est consacrée par le décret présidentiel n° 76/26 du 9 mars 2026, publié au Journal officiel. Le financement sera levé par l’émission de titres de dette sur le marché de Mascate, avec l’appui d’Oman Investment Bank, une institution financière déjà engagée dans plusieurs initiatives de sécurité alimentaire sur le continent africain.
Le projet financé porte sur la fourniture de paniers alimentaires de qualité à des prix abordables, dans le but de renforcer la sécurité alimentaire et de soutenir les populations les plus vulnérables. Structuré en trois tranches de financement — dont le montant cumulé ne peut excéder 100 millions de dollars — ce programme est qualifié de stratégique par les autorités angolaises, en raison de son impact attendu sur la réduction de l’insécurité alimentaire et la stabilisation du cadre socio-économique.
Sur le plan financier, la garantie souveraine couvre le remboursement du capital et des intérêts liés aux titres émis, dont la maturité est fixée à 12 mois avec remboursement intégral à l’échéance. Ces titres seront libellés en rial omanais (OMR), conformément aux exigences du marché de placement retenu.
En contrepartie, VC Horizonte 21, S.A. devra s’acquitter d’une commission de garantie équivalente à 1 % du montant mobilisé, conformément au cadre juridique régissant la gestion de la dette publique. La société est également tenue de transmettre des rapports trimestriels au ministère des Finances sur l’état d’avancement du projet.
Le dispositif prévoit par ailleurs un mécanisme de contrôle strict. Le déblocage des deuxième et troisième tranches est conditionné à la performance des opérations précédentes, notamment à l’écoulement d’au moins 75 % des marchandises et à l’encaissement de 65 % des recettes correspondantes. Le ministère des Finances devra attester du respect de ces critères avant toute nouvelle mobilisation de fonds.
La ministre des Finances, Vera Daves, a été habilitée à formaliser la garantie souveraine au nom de l’État angolais et à signer l’ensemble des documents requis, dans un délai de 360 jours.

