Le gouverneur de la Central Bank of Nigeria, Olayemi Cardoso, a assuré jeudi 12 mars que la monnaie nationale, le Naira, ne devrait plus connaître de nouvelles dévaluations, après deux années de réformes monétaires et du marché des changes qui ont restauré la confiance dans la devise et favorisé un afflux de capitaux.
Les réformes incluent la suppression du système de taux de change multiples, l’ouverture et la transparence du marché des devises, et le renforcement de la gouvernance bancaire. L’écart entre le taux officiel et le marché parallèle est tombé de 50 % en 2022 à moins de 2 % en 2025, signe d’une meilleure liquidité et d’un marché plus autonome.
Les fondamentaux économiques se sont également améliorés, notamment les réserves nettes du Nigeria qui ont atteint 34,8 milliards USD, tandis que les réserves extérieures dépassent 50 milliards USD, un niveau record depuis plus de treize ans. Les entrées de capitaux ont augmenté d’environ 200 % entre 2023 et 2025, reflétant la confiance retrouvée des investisseurs.
Malgré ces progrès, la banque centrale maintient que la lutte contre l’inflation reste une priorité, avec l’objectif de ramener la hausse des prix à un chiffre à moyen terme. Cardoso note toutefois que ce processus pourrait prendre du temps dans un contexte de volatilité économique mondiale et de chocs externes.
Toujours selon le patron de la banque centrale, le Nigeria est désormais mieux préparé à absorber d’éventuelles turbulences internationales, notamment les tensions géopolitiques susceptibles d’affecter les prix de l’énergie et les flux d’investissement.
« Les tempêtes peuvent venir, mais notre maison tiendra debout », a conclu Cardoso, soulignant la solidité retrouvée du cadre financier nigérian.

