L’économie nationale s’apprête à valider une cinquième année consécutive de reprise en 2026, portée par une synergie entre la résilience des activités non-agricoles et une accélération majeure du secteur primaire. Lors du Conseil de gouvernement du 12 mars 2026, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a annoncé des perspectives de croissance exceptionnelles pour le secteur agricole, dont la valeur ajoutée devrait bondir de 15 %. Cette performance record positionne l’agriculture comme le moteur central de la dynamique économique de l’année en cours.
Le principal catalyseur de cette relance réside dans une pluviométrie hors normes. Entre le 1er septembre 2025 et le 11 mars 2026, le Royaume a enregistré un cumul de 462 mm de précipitations, soit une progression de 56 % par rapport à la moyenne trentenaire et de 134 % par rapport à la campagne précédente. Bien que des inondations locales aient été signalées dans le Nord et l’Ouest, l’abondance hydrique a touché l’essentiel des bassins productifs, notamment le Saïss, la Chaouia et les Doukkala, garantissant un remplissage stratégique des réserves.
Sur le plan technique, cette pluviométrie se traduit par une optimisation des rendements pour l’ensemble des filières. Le ministre de l’agriculture, Ahmed El Bouari, souligne que la productivité des céréales, des cultures de base et de l’élevage bénéficie directement de ces conditions favorables. Ces indicateurs permettent d’envisager un retour des niveaux de valeur ajoutée agricole aux standards historiques observés à la fin du Plan Maroc Vert, consolidant ainsi la souveraineté alimentaire du pays face aux aléas climatiques passés.
Enfin, cette dynamique dépasse le simple cadre de la production pour devenir un levier de stabilité macroéconomique. En dépit des impacts localisés des intempéries sur certaines cultures spécifiques, la tendance globale reste « prometteuse ». La performance du secteur agricole en 2026 ne se limite pas à un succès saisonnier, mais s’inscrit dans une stratégie de consolidation de la croissance nationale, prouvant la capacité de résilience des chaînes de production marocaines face aux défis environnementaux.

