Premier marché automobile d’Afrique du Nord et l’un des plus dynamiques du continent, l’Égypte confirme en ce début d’année 2026 la vigueur de sa reprise économique. Selon les données publiées par l’Automotive Market Information Council (AMIC), les ventes de véhicules ont atteint 14 100 unités en janvier 2026, contre 10 150 unités à la même période en 2025, soit une hausse de 38,7 % en glissement annuel.
Cette performance est principalement portée par la forte progression des ventes de voitures particulières, qui ont augmenté de 43,3 % pour s’établir à environ 10 900 unités sur la période. Un signal fort de la reconstitution progressive du pouvoir d’achat des ménages, dans un pays engagé depuis 2022 dans un ambitieux programme de réformes économiques soutenu par le Fonds monétaire international (FMI).
Le segment des autobus a également affiché une évolution positive, avec 901 unités vendues contre 698 un an plus tôt. De leur côté, les ventes de camions ont progressé de 25,03 %, atteignant 2 278 unités, un indicateur clé de la reprise de l’activité productive et du commerce intérieur.
Ces résultats traduisent la poursuite de la reprise du marché automobile égyptien et une demande soutenue pour les véhicules de différentes catégories, dans un contexte marqué par une amélioration progressive de la conjoncture économique et du pouvoir d’achat des consommateurs. Ils confirment également le rôle de locomotive économique que joue l’Égypte à l’échelle du continent africain, portée par ses réformes structurelles et la stabilisation progressive de sa monnaie.
Cette tendance haussière s’inscrit dans la continuité des performances enregistrées ces derniers mois. En novembre 2025, le marché automobile du pays avait déjà affiché une croissance notable : les ventes de véhicules avaient bondi de 54,7 % sur un an pour atteindre environ 16 800 unités, contre 10 800 unités durant la même période en 2024.
Les voitures particulières avaient largement contribué à cette dynamique, avec des ventes en hausse de 49,9 %, soit près de 12 800 unités écoulées contre environ 8 500 unités un an auparavant. Une trajectoire qui positionne le pays parmi les marchés automobiles africains les plus résilients et les plus attractifs pour les constructeurs et investisseurs du secteur.

