Les Etats-Unis ont joint l’acte à la parole. Trois pays africains sont exclus de l’Agoa (African Growth and Opportunity Act, la Loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique) depuis ce 2 janvier, comme annoncé par ‘Financial Afrik’ le 2 novembre 2021. Il s’agit de la Guinée, du Mali et de l’Ethiopie qui paient pour le non-respect de certaines conditions relatives aux droits de l’Homme et la bonne gouvernance, entre autres.

Selon l’administration de Joe Biden qui en a fait l’annonce officielle ce dimanche, cette décision est justifiée par des « actions prises par chacun de leurs gouvernements en violation des statuts » de l’accord commercial liant les États-Unis à l’Afrique.

En effet, dans un communiqué publié ce 2 janvier, la représentation américaine au Commerce (USTR) indique que « l’administration Biden-Harris est profondément préoccupée par le changement anticonstitutionnel des gouvernements de Guinée et du Mali ». De même, elle s’est dite inquiète des « violations flagrantes des droits humains internationalement reconnus, perpétrées par le gouvernement éthiopien et d’autres parties dans le conflit qui s’étend dans le nord de l’Éthiopie ».

Ces trois pays ne pourront donc plus, du moins jusqu’à nouvel ordre, bénéficier des réductions de taxes à l’importation instaurées dans le cadre de l’Agoa en faveur des produits africains. D’ailleurs, des sanctions de la CEDEAO, la communauté économique de l’Afrique de l’ouest, pèse déjà sur le Mali et la Guinée qui sont dirigés chacun par une junte militaire à la suite de coups d’Etat.

« Chaque pays a des repères clairs pour une voie vers la réintégration et l’administration travaillera avec leurs gouvernements pour atteindre cet objectif », indiquent les Etats-Unis dans leur communiqué.

1 COMMENTAIRE

  1. Les occidentaux veulent toujours tenir l’Afrique sous leur contrôle et continuer à exploiter. Quand ça les arrange, pas de violation des droits mais quand c’est le contraire ils trouvent de quoi dire. Dieu va secourir ces 3 pays ainsi que les autres pays qui veulent leur liberté.

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