Françoise Puene du Cameroun, de vendeuse de beignets à milliardaire: les clés de sa réussite (vidéo)

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Françoise Puene.

« Beaucoup de milliardaires n’ont pas la capacité de s’affirmer parce qu’ils n’ont pas la possibilité de justifier l’origine de leurs fortunes », lance d’emblée Françoise Puene alias Mamy Nyaga (dame coquette), PDG du Groupe Franco, plantant le décors d’un entretien qui pourrait se résumer en une phrase : « le travail et la persévérance emmènent le succès ». Invitée de Financial Afrik dans l’émission « PIB » à l’occasion du 8 mars, l’élégante femme d’affaires, remarquable par son crâne rasé et son look vestimentaire atypique, parle sans trac avec cette simplicité qui caractérise ceux qui sont parvenus à force d’efforts au sommet de la montagne. « La clé du succès c’est la persévérance, c’est l’affirmation de soi et le leadership », explique l’ancienne vendeuse de beignets. Très vite l’entretien tourne au plaidoyer en direction des femmes. Mariée à l’âge de 14 ans à un roi local, avec une quarantaine de coépouses, elle a été répudiée et connut la traversée du désert, la frustration et l’humiliation familiale. Elle s’est relevée, a travaillé dans un hôpital. Et c’est là qu’elle rencontra le destin ou le déclic.

Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous le Wouri. Vendeuse de vêtements provenant de Cotonou et de beignets de haricots au coin de la rue, elle est le symbole de la débrouillardise de la femme africaine. Ses premières économies parvenues à 80 000 FCFA lui donnent la chance de réaliser son rêve: aller à Cotonou et commander les vêtements à la source. Ce voyage fut une odyssée entre bus, chaloupe, taxis motos et contournement des frontières par la brousse. De Cotonou, elle change d’itinéraire et fait le commerce de friperies entre cette ville et Lomé, vendant de la friperie. Elle rentre au Cameroun avec 400 000 Franc, heureuse de pouvoir subvenir aux besoins de la famille. Son second voyage vers Cotonou se fera en avion. Une première alors pour celle qui aujourd’hui voyage en business classe. Sa voie est toute tracée à la fin des années 80. L’immobilier est l’industrie la plus solide et la plus durable, dira-t-elle. « L’immobilier ne perd jamais de la valeur ». Son premier hôtel ouvert en 2005 en témoigne. Il coûterait aujourd’hui trois à quatre fois plus cher.

Pour atteindre le sommet, il faut dans un premier temps de la discrétion. Et aussi, de la foi. « Pour réussir, il faut de l’honnêteté, croire en soi et vaincre la peur ». Et, bien entendu, « il faut passer à l’action », conseille-t-elle. Si l’on attend que les conditions soient réunies à 100% pour passer à l’action alors l’on risque d’attendre bien longtemps. Le groupe Franco construit en trente ans est présent dans l’hôtellerie, l’immobilier et le BTP. Voici la vidéo de l’entretien à suivre.

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