L’Algérie secouée par le scandale du blé avarié importé de Lituanie

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A peine le président Abdelmadjid Tebboune rentré en Algérie après plus de deux mois d’hospitalisation en Allemagne, suite à une infection au Covid-19, qu’une enquête dite du “scandale du blé importé de Lituanie” est ouverte sur une affaire intervenue en novembre dernier. Le dossier est sensible, l’Algérie important environ 7 à 8 millions de tonnes de tonnes de blé par an, denrée de base pour le commun des citoyens de Tebboune. En 2020, environ 28 milliards dollars ont été dépensés dans l’importation du blé.

Le président qui veut bien montrer qu’il est de retour a exigé l’ouverture d’une enquête sur cette cargaison de 30 000 tonnes, ordonnant par la même occasion au ministre des Finances de procéder à un audit de  l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), seul organisme habileté à importer des céréales. L’enquête touchera aussi le système bancaire, en partie sur les conditions d’octroi des crédits dédiés à l’importation des denrées. Dans la même foulée, un processus d’évaluation des banques publiques est lancé.

Dès les premiers jours de la découverte de la marchandise déclarée non conforme aux prescriptions selon le résultat de l’analyse des laboratoires algériens, le directeur général de l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), Abderrahmane Bouchahda, nommé à la tête de cet organisme en septembre 2019, a été limogé comme le fut son prédécesseur, Mohamed Belabdi, emporté par l’affaire des 45 minoteries fermées pour violation de la réglementation, surfacturation et fausses déclaration. Quant au ministre de l’Agriculture, Abdelhamid Hemdani, il est apparu sur la défensive lors d’une récente conférence de presse consacrée au dossier.

En restera-t-on là ? Et si cet énième scandale était le point de bascule devant pousser les autorités algériennes à libéraliser l’importation du blé pour éviter les surfacturations (entre 30 et 35% de la valeur déclarée selon les autorités), les scandales récurrents et les tromperies sur la marchandise ? Pour rappel, en 2014, du fait de la surfacturation, la facture d’importation du blé était montée jusqu’au niveau record de 64 milliards de dollars !

3 Commentaires

  1. Le prix de la tonne de blé tendre se situe autour de 200€, celui du blé dur autour de 270€ la tonne
    Si l’Algerie importe 8 millions de tonne de ble, soit 600g par algérien et par jour, c’est énorme mais admettons, la verité serait plutot la moitié.

    Si on procède au produit de 8Mx 270€ (le ble le plus cher) , on arrive à 2 milliards € soit 2.5 milliards de dollars
    Expliquez moi comment vous obtenez ces 28 milliards ou pire 64 milliards de dollars.
    Sachant que le total des importations de l’Algerie tous secteurs confondus ne depasse pas 41 millards de dollars en 2019 et 31 milliards en 2020

  2. Le prix de la tonne de blé tendre se situe autour de 200€, celui du blé dur autour de 270€ la tonne
    Si l’Algerie importe 8 millions de tonne de ble, soit 600g par algérien et par jour, c’est énorme mais admettons, la verité serait plutot la moitié.

    Si on procède au produit de 8Mx 270€ (le ble le plus cher) , on arrive à 2 milliards € soit 2.5 milliards de dollars
    Expliquez moi comment vous obtenez ces 28 milliards ou pire 64 milliards de dollars.
    Sachant que le total des importations de l’Algerie tous secteurs confondus ne depasse pas 41 millards de dollars en 2019 et 31 milliards en 2020

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