Gabon : Ali Bongo annonce une plainte contre « La Lettre du Continent »

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Le président Ali Bongo du Gabon.

Les autorités gabonaises vont ester « La Lettre du Continent » devant les tribunaux pour « allégation mensongère » et « fantasme » concernant la famille du chef de l’Etat et les institutions républicaines.

Le Gabon va saisir les tribunaux pour faire prévaloir ses droits, suite à la publication par le journal « La Lettre du Continent », des informations jugées diffamatoires à l’endroit de la famille présidentielle et les institutions du pays. Dans un communiqué publié le 26 novembre 2020, l’Etat gabonais, à travers Jessye Ella Ekogha, porte-parole de la présidence, a précisé que « des poursuites judiciaires seront désormais engagées systématiquement contre toute personne auteure ou complice de cette diffusion, au Gabon et à l’étranger ».

La saisine des tribunaux étant inéluctable d’autant que « la diffusion d’informations à caractère mensonger et diffamatoire visant notamment les institutions de la République et les personnes qui les incarnent ». D’après les dirigeants, « les libertés d’expression et de l’information, consacrées par la Constitution, ne sauraient justifier que des actes portant atteinte à l’honneur et à la dignité des institutions et des citoyens, tout aussi protégés par la Constitution, demeurent tolérés et impunis ».

Pour comprendre cette colère des autorités gabonaises, il faut remonter à la publication par le journal « des pouvoirs et des réseaux » dans son édition du 25 novembre 2020, des informations (« sans preuve » d’après Libreville) selon lesquelles Bilal Bongo Valentin, le 3e fils d’Ali Bongo Ondimba, avait interrompu ses études aux États-Unis pour intégrer la Garde républicaine au Gabon dirigée depuis avril dernier par le cousin du chef de l’Etat.

Une nouvelle « cousue de toute pièce » selon le gouvernement pour qui cette publication s’est écartée des canons du métier en ce sens que les « motivations manifestement très éloignées du noble travail journalistique consistant à informer l’opinion en rapportant des faits avérés et non fantasmés ». Au demeurant, le journal basé à Paris (France) qui a fait de l’Afrique l’un de ses principaux sujets de positionnement est accusé d’avoir fait du « Gabon bashing », son fonds de commerce.

Pour l’instant, la présidence gabonaise n’a pas indiqué le lieu où la plainte sera déposée. Toutefois, des sources proches du dossier laissent croire que  deux plaintes pourraient être concomitamment déposées au Gabon et en France.

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