Pétrole : pourquoi Total ne partira pas du Gabon

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La multinationale française Total reste au Gabon contrairement à ce que certaines sources annonçaient. Entre diversification des activités et poursuite des activités traditionnelles portant notamment sur l’exploration, l’exploitation et la distribution du pétrole, l’Etat gabonais et Total semblent avoir trouvé le juste milieu pendant que d’autres opérateurs se positionnent.

Alors que certaines informations dans les milieux politiques et économiques susurraient depuis quelques temps sur un éventuel désengagement de Total du Gabon, le groupe français vient de réaffirmer la poursuite des activités onshore et offshore. C’est l’une des résolutions rendues publiques à l’issue du conseil d’administration de Total Gabon le 12 novembre 2020 à Libreville, a rassuré le président du conseil, Nicolas Terraz, par ailleurs directeur Afrique exploration et production de Total.

« Le départ du Gabon n’est pas du tout à l’ordre du jour et je peux vous le dire clairement. Nous avons une opération en cours, il s’agit du transfert à une autre société des activités dont nous ne sommes pas opérateur. Total Gabon, aujourd’hui, se recentre sur ses pôles opérés qui sont les pôles Tanguy et Torpille. Ces derniers représentent une production journalière de 20.000 barils par jour. Il y a beaucoup de travail qui est fait pour assurer la pérennité de cette production pour que Total Gabon soit une entreprise qui continue à opérer, qui continue à employer des personnes au Gabon et à contribuer à l’économie gabonaise » », a insisté M. Terraz.

La conjoncture économique contrastée est l’une des principales raisons qui aurait amené Total à revoir sa stratégie au Gabon. Au sortir de ce conseil d’administration, l’on a appris que le résultat net de Total Gabon a chuté de 11 millions de dollars au 3e trimestre 2020, une situation liée à la baisse des prix et de la production. Pendant la période considérée, le chiffre d’affaires s’est élevé à 95 millions de dollars, en progression de 28% par rapport au 2e trimestre.

Même si le nom de la société à qui sera dévolue une partie d’activité « abandonnée » par Total n’a pas encore fait l’objet d’une annonce officielle, d’aucuns y voient la firme française Perenco, d’autant que ces multinationales françaises ont récemment convenu quasiment sur le même modèle, un gentle agreement sur l’exploration, l’exploitation et de la distribution pétrolière au Congo.

Des informations annoncées par le groupe français sur la direction qu’il entend développer sont intervenues après les échanges entre Total les autorités gabonaises sous la conduite du ministre du Pétrole, du Gaz et des Mines, Vincent de Paul Massassa. Une rencontre qui aura notamment  permis « d’arrondir les angles malgré quelques incompréhensions signalées de part et d’autre », subodore une source proche du dossier.

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