Maroc : le secteur bancaire résilient malgré la percée de la COVID-19 (FMI)

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Au terme de sa mission à distance au Maroc, du 19 octobre au 2 novembre 2020, dans le cadre des consultations de 2020 au titre de l’article IV des statuts du FMI, l’institution a fait un zoom sur le secteur  bancaire marocain. Ainsi,  le FMI a remarqué que les  banques ont été relativement résilientes face à la pandémie, grâce à leurs niveaux initiaux relativement élevés de fonds propres et de liquidité et à la riposte vigoureuse de la Bank Al-Maghrib (BAM).

Les services du FMI notent avec satisfaction que BAM a décidé de demander aux banques d’accroître leurs provisions et de suspendre la distribution de dividendes cette année afin de se prémunir contre une détérioration éventuelle du portefeuille des crédits bancaires dans un avenir proche. BAM , soutiennent-ils , continue de surveiller activement les répercussions de la crise sur la qualité des actifs bancaires tout en poursuivant en coordination avec le Ministère chargé des finances le parachèvement du dispositif de résolution afin de renforcer la panoplie d’instruments des autorités.

L’institution a recommandé  au Maroc de faire avancer le programme de réformes structurelles pour solidifier la reprise après la pandémie et atteindre une croissance plus forte, résiliente et inclusive, qui améliore le niveau de vie de l’ensemble des marocains. Par  ailleurs, le FMI a fait savoir qu’il s’attend  à ce que la croissance du PIB marocain rebondisse l’an prochain à 4,5 %, sous l’hypothèse que les effets de la sécheresse et de la pandémie s’estompent, mais cette projection de référence est sujette à de considérables risques baissiers.

Sous l’effet combiné de la sécheresse et de la pandémie du COVID-19, souligne-t-il, le PIB devrait se contracter dans une fourchette de 6 à 7 % en 2020 en fonction de l’évolution de cette pandémie. L’institution financière a également prévu une forte augmentation du taux  de chômage .Les déficits budgétaire et extérieur devraient se creuser, du fait de la baisse des recettes fiscales et le recul des recettes en devises tirées du tourisme.

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