Côte d’Ivoire : le gouvernement annonce des poursuites judiciaires contre l’opposition

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Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire, Sansan Kambilé, a annoncé ce mardi 3 novembre, des poursuites contre les auteurs et complices des violences perpétrées pendant la campagne et lors de l’élection présidentielle du 31 octobre. Et cite nommément des acteurs de l’opposition.

« Le lundi 2 novembre 2020, Monsieur Pascal Affi N’guessan, s’exprimant au nom d’une plateforme de l’opposition, a annoncé la mise en place d’un organe de transition dénommé Conseil national de transition (Cnt), devant se substituer aux institutions républicaines légalement établies. Cette déclaration ainsi que les violences perpétrées suite au boycott actif constituent des actes d’attentat et de complot contre l’autorité de l’Etat et l’intégrité du territoire national. Ces faits sont prévus et punis par la loi pénale », a déclaré le ministre Sansan Kambilé.

S’inclinant devant la mémoire des victimes des violences électorale, le ministre de la justice a qualifié l’action de la plateforme de l’opposition d’acte de sédition et a informé que le gouvernement a saisi le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan pour des poursuites.

En rappel, c’est ce mardi 3 novembre que le président de la Commission électorale indépendante (CEI) a donné l’ensemble des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 avec un taux de participation de 53,90%, pendant l’opposition avant des chiffres en dessous de la barre de 10%. Les résultats de la CEI indiquent qu’Alassane Ouattara a été réélu avec 94,27% des voix, contre 0,99% pour Affi N’guessan, 1,66% pour Henri Konan Bédié et 1,99 pour Kouadio Konan Bertin.

Dans le camp du parti du Rassemblement des Houphouetistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), parti au pouvoir, la grande messe a démarré depuis hier nuit dans le QG de campagne à Abidjan. Le Candidat Kouadio Konan Bertin, qui arrive en deuxième position, a reconnu la victoire d’Alassane Ouattara et souhaité par la suite un dialogue national. Pour lui, entre cette présidentielle qu’on qualifie d’imparfaite et la guerre, il a préféré faire le premier choix.

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