Bénin: une nouvelle plateforme dans le paysage politique

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A six mois des élections présidentielles au Bénin, la Coalition « s’engager pour le Bénin » est portée sur les fonts baptismaux ce samedi 3 octobre 2020. Initiative des élites béninoises et de la jeunesse tant de l’intérieur que de l’extérieur, on y retrouve des personnalités comme Komi Koutché, ancien ministre d’Etat en charge de l’Economie et des finances, assurant la Présidence du Mouvement, Valentin Djenontin-Agossou, ancien Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme, occupant le Poste de Premier Vice-président chargé de l’animation politique et de la convergence avec les forces engagées.

On note dans le collège présidentiel, la présence du Polytechnicien et financier Blaise Ahouantchédé, ancien Directeur Général du GIM-UEMOA qui assure le poste de Deuxième Vice-président Organisation & Finance, Mireille Guedou Madode, ancienne Directrice de cabinet à la primature, occupant le poste de Troisième Vice-présidente Formation & Contacts. Au plan national, on note la présence de plusieurs personnalités, anciens ministres, anciens Députés dont Mme Affo Djobo, ancien député à l’assemblée nationale, qui assure la Présidence du Groupe National des Contacts au Bénin.

Au niveau de la diaspora béninoise, on note également de nombreuses personnalités, anciens Ministres, anciens Députés, anciens ambassadeurs ainsi qu’une forte représentation de l’élite béninoise. La jeunesse béninoise est aussi fortement représentée. La coalition « S’ENGAGER POUR LE BENIN » dont le siège est basé à Washington, est une plateforme politique et citoyenne de forces (organisations de tous genre et personnalités) engagées pour œuvrer à la restauration de la démocratie et de l’Etat de droit, et à la mise en place des conditions d’une élection équitable et inclusive en 2021, d’une part, et d’autre part, à la proposition d’un projet alternatif inclusif pour le Bénin à partir de 2021.

« Après 1960, année de l’indépendance du Bénin, et 1990, année de la Conférence historique des forces vives de la Nation qui a fait entrer le Bénin dans une ère démocratique en tant que modèle en Afrique, voilà en 2020, trente ans après, hissée au sommet de l’échiquier politique béninois, une coalition innovante, jeune et dynamique avec de grandes ambitions pour le Bénin et sa jeunesse pour les 30 prochaines années », assure le communiqué annonçant la naissance de l’organisation.

Lors de la conférence de lancement de ce samedi, les principaux orateurs ont dressé un tableau sombre de la situation politique au Bénin. «La démocratie béninoise est confinée, sous assistance respiratoire », a déclaré Valentin Djenontin-Agossou, ancien ministre de la Justice sous Boni Yayi, remettant en cause les succès engrangés par le président Patrice Talon et le passage du pays dans la catégorie des Pays à revenus intermédiaires (PRI) selon le classement de la Banque Mondiale .

Pour cet ancien député , «le Bénin est privatisé » sous Patrice Talon avec la moitié de la population en dessous du seuil de pauvreté». Le programme de la plateforme s’articule autour de la protection des personnes vulnérables. Reste à savoir si l’appel lancé au peuple béninois de « démanteler les mesures barrières contre la destruction de l’édifice démocratique » sera suivi. Pour sa part, Mireille Madode, a estimé que l’une des caractéristiques de la démocratie c’est d’accepter la critique. «N’ayons pas peur des mots, le Bénin n’est plus une démocratie», ajoutant qu’il n’y a pas de système politique pérennisant un homme ou un régime. «Il n’y a point de pouvoir qui échappe à la loi du temps: le changement, l’alternance en somme », conclue-t-elle en se référant à la constitution de 1990 garantissant le multipartisme intégral.

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