La Centrafrique reçoit un bol d’air frais de la Banque Mondiale

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Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a conclu le 1er septembre, un nouveau Cadre de partenariat avec la République centrafricaine (RCA) pour la période 2021-2025. Un don de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 50 millions de dollars a été également approuvé pour financer une opération à l’appui des politiques de développement (DPO).

Le concours aidera le gouvernement à mettre en œuvre des réformes structurelles visant à renforcer l’inclusion sociale et la gestion budgétaire. Le nouveau Cadre de partenariat pays a pour objectif de renforcer la stabilisation, l’inclusion et la résilience, et vise dans le même temps à asseoir la légitimité de l’État et à stimuler la croissance.

Au cours des cinq prochaines années, le Groupe de la Banque mondiale investira dans le capital humain, la connectivité, la gestion économique et la gouvernance. Dans ce contexte, l’autonomisation des femmes et le développement du numérique constitueront deux priorités transversales. La stratégie prévoit en outre une allocation exceptionnelle pour le redressement de la RCA, assortie d’un budget pouvant atteindre 355 millions de dollars sur les 3 prochaines années, sous réserve que le pays poursuive son action sur la voie de la stabilisation et de la paix.

« La RCA est à la croisée des chemins. L’accord de paix conclu il y a 18 mois s’est révélé difficile à mettre en œuvre, cependant il tient bon. À l’heure où se prépare la tenue d’élections présidentielles et locales, le pays a une occasion unique de créer les conditions qui permettront aux Centrafricains de tirer pleinement profit des dividendes de la paix, » explique Han Fraters, le responsable des opérations de la Banque mondiale pour la République centrafricaine. « Le Groupe de la Banque mondiale est déterminé à accompagner cette transition. »

Pays enclavé au cœur du continent, la RCA figure au rang des pays les plus pauvres et fragiles du monde. Avec un Indice du capital humain de 29, un enfant naissant aujourd’hui dans le pays atteindra à l’âge adulte un niveau de productivité correspondant à 29 % de son plein potentiel, s’il avait bénéficié d’une éducation complète et d’une bonne santé pendant ses premières années.

En plus de quatre décennies de conflits et violences récurrents, l’irruption du coronavirus (COVID-19) risque de faire basculer 140 000 Centrafricains supplémentaires dans l’extrême pauvreté. La pandémie devrait entraîner un ralentissement économique sévère et fragiliser les finances publiques, dans un contexte où l’on prévoit une contraction de 1,2 % de l’économie pour 2020 (soit 3,1 % ramené par habitant), en chute par rapport à un PIB en progression de 3,1% en 2019.

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