Pétrole: l’Algérie, obligée de revoir sa loi de finance

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Le nouveau président algérien, Abdelmadjid Tebboune, bénéficie d'un état de grâce à l'inverse de ses homologues du Nigeria et de l'Angola.

Alger qui avait projeté sa loi de Finances 2020 sur la base d’un baril de pétrole à 50 dollars devra aller vers une loi rectificative. En effet, le Brent se négociant actuellement aux alentours de 30 dollars, après une baisse de 53% depuis le début de l’année, beaucoup de pays producteurs sont obligés de revoir leurs prévisions.

Les experts de Goldman Sachs prévoient un baril à 20 dollars, ce qui n’est pas pour faciliter la politique de relance du président Abdelmadjid Tebboune, élu en décembre 2019, dans un climat de forte abstention et devant chercher sa légitimité par le redressement de l’Etat. Autant le dire, la conjoncture ne lui est pas favorable.

“Selon toute vraisemblance, les recettes en 2020 vont se situer dans un créneau entre 34 milliards de dollars, soit leur niveau actuel, et plus ou moins 20 milliards de dollars, selon les évolutions possibles de la crise”, avertit Mourad Preure, un spécialiste algérien des hydrocarbures et ancien dirigeant du groupe public pétrolier Sonatrach, interrogé par l’AFP.

L’Algérie tire 95% de ses recettes d’exportation du pétrole. A la différence des pays de la CEMAC, le pays maghrébin, faiblement endetté, dispose d’un matelas de 62 milliards de dollars de réserves (Banque d’Algérie) lui permettant d’initier une vraie politique de relance. Reste à freiner la boulimie d’importations (évaluée à 40 milliards) par ans caractérisitique à un pays pétrolier atteint du syndrome hollandais. Dans tous les cas, le premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad, semble dire en substance que tout est négociable dans les réformes sauf la souveraineté nationale.

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