Interconnexion électrique en Afrique de l’Oust : la CEDEAO prévoit 36,392 millions de dollars pour l’atteinte de ses objectifs.

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C’est au cours d’une  rencontre axée sur  la sécurisation des paiements relatifs aux échanges transfrontaliers de l’énergie électrique en Afrique de l’Ouest à Bamako que six  États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont envisagé de réaliser des lignes d’interconnexion électriques et de construction de centrales électriques. Il s’agit des pays comme le  (Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Liberia, Mali et Sierra Leone).

L’initiative Énergie durable pour tous (SE4All), lancée par le Secrétaire général des Nations Unies et proclamée par la Décennie 2014-2024 de l’énergie durable pour tous, a fixé trois objectifs : assurer un accès universel à des services énergétiques modernes ; doubler le taux d’amélioration de l’efficacité énergétique ; doubler la part des énergies renouvelables.

Selon un conseiller en charge de l’interconnexion électrique dans la zone CEDEAO « Sur la période 2019-2033, la Cedeao, à travers son marché régional de l’électricité, envisage de réaliser des lignes d’interconnexion électriques et de construction de centrales électriques. Le montant total prévu pour la période 2018-2033 s’élève à environ 36,392 millions de dollars (environ 18,2 milliards de Fcfa). Sur ce montant, 25,912 millions de dollars (environ 13 milliards de Fcfa) seront dédiés à la production d’électricité et 10,480 millions de dollars (environ 5 milliards de Fcfa) pour le transport de l’énergie ». Avant de dire qu’il s’agit d’une projection pour l’instant. L’organisation régionale avait invité une grande rencontre dans le même cadre à Bamako.

Dans les années à venir, la demande énergétique croissante causée par la rapidité de la croissance démographique (environ 2,5 % par an), de l’urbanisation et du développement économique exigera des mesures urgentes pour exploiter les immenses ressources énergétiques renouvelables de la région.

Il faut préciser que  « le taux d’accès à l’électricité dans la région est parmi le plus faible du monde, seulement 42 % de la population totale et 8 % des résidents ruraux étant desservis par le réseau. La région est confrontée à la vulnérabilité énergétique, à la volatilité des prix du pétrole et au manque de fiabilité des systèmes », a affirmé, un expert, participant sous l’anonymat.

Ensuite, la pauvreté énergétique et ses conséquences pour les économies locales et le développement social devraient être le défi prédominant pour l’Afrique de l’Ouest jusqu’en 2030. L’accès à l’électricité varie beaucoup : au Niger, le taux d’électrification atteint à peine 9 % (2001) alors que le Cap-Vert a pratiquement atteint l’objectif de l’accès universel.

 Les économies de l’Afrique de l’Ouest sont déjà confrontées aux effets du changement climatique et le seront davantage dans les décennies à venir. Il est donc de plus en plus urgent de réduire les émissions et d’encourager des mesures d’adaptation appropriées au niveau régional tout en s’attachant à atteindre les objectifs du développement durable. Compte tenu de la vulnérabilité de la région face au changement climatique, le besoin urgent en sources d’énergie fiables et abordables pose un dilemme aux responsables.

Notons qu’un potentiel hydroélectrique estimé à 23 000 MW est concentré dans 5 des 15 États Membres, dont seulement environ 16 % a été exploité. Selon les premières estimations, celui de la région représente environ 6 000 MW. De nombreuses formes d’énergie peuvent être exploitées. Et par la suite la CEDEAO fait partie des plus fervents partisans de l’initiative SE4All qui vise à aider les États Membres à sortir de la pauvreté énergétique et met en œuvre un certain nombre d’initiatives pour atteindre les objectifs fixés.

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