Gabon: en l’absence d’Ali Bongo, le TGV de Jean Ping menace de démarrer

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Le président de la CNR,  Jean Eyeghe, arrivera-t-il à conduire son TGG à la bonne gare?

Alors que le président Ali Bongo, en convalescence à Riyad, est annoncé tantôt à Paris, tantôt à Rabat, un nouveau mouvement,  baptisé TGV (Train à Grande Vitesse), est lancé à Libreville avec pour destination le palais présidentiel. Son objectif,  porter Jean Ping à la tête du Gabon. Initiatrice du mouvement, la Coalition pour la nouvelle République (CNR) annonce dès la semaine prochaine plusieurs manifestations à Libreville et à l’intérieur du pays. 

Le président de la CNR,  Jean Eyeghe, ancien premier ministre, a appelé les gabonais à un rassemblement, lundi 26 novembre,  pour exiger le respect de la constitution violée selon lui, et exiger l’installation de Jean Ping à la place qu’il faut».  A noter une faible mobilisation des gabonais, vendredi et samedi, à Libreville.  L’opposition, encore sonnée par la récente double défaite aux législatives et aux locales, aurait-elle perdu sa  capacité de mobilisation  ? 

 

Depuis l’hospitalisation il y a presque un mois du président Bongo en Arabie saoudite, la présidence gabonaise a communiqué officiellement deux fois. D’abord le 28 octobre pour annoncer que le président avait été admis à l’hôpital du roi Fayçal à Ryad à la suite d’un malaise dû à « une fatigue sévère », consécutive à « une très forte activité ces derniers mois ».Puis le 11 novembre pour dire que le président Bongo était « en phase de recouvrement de la plénitude de ses facultés physiques », reconnaissant ainsi de manière implicite la gravité de son état de santé.

Mi-novembre, la Cour constitutionnelle du Gabon a modifié la Constitution pour pallier l’absence du président Ali Bongo Ondimba, une décision dénoncée avec véhémence par l’opposition et la société civile qui parlent de « coup de force »

 

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