Côte d’Ivoire : 200 millions de dollars de la Banque mondiale pour la filière anacarde

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La Banque mondiale a décidé ce 11 avril de l’octroi d’un prêt de 200 millions de dollars à la Côte d’Ivoire dans le cadre d’un projet de promotion de la filière anacarde. L’objectif visé est d’aider les autorités à accroître la productivité et la qualité des noix ainsi qu’à favoriser le développement de la transformation, la principale faiblesse de la filière.

Troisième produit d’exportation du pays (800 millions de dollars à l’export) – après le cacao et les produits pétroliers raffinés -, avec une production de 711 000 tonnes en 2017, soit 23% de l’offre mondiale, l’anacarde est un produit stratégique pour le pays.

« La noix de cajou est l’une des principales sources de revenu pour les petits exploitants de Côte d’Ivoire (…). Cette filière concerne environ 2 millions de personnes, essentiellement dans le nord du pays, plus pauvre, où elle est devenue la première source de revenus monétaires en milieu rural », explique Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire.

Globalement, le projet vise à améliorer la gouvernance de la filière, à faciliter l’accès des noix au marché et à améliorer la productivité des exploitations. Egalement, il s’agit de soutenir « l’investissement privé dans les infrastructures de stockage de traitement post-récolte afin d’accroître le volume et la valeur ajoutée des noix de cajou transformées localement », souligne l’institution.

« En développant la filière anacarde et en l’intégrant davantage dans les marchés mondiaux, ce nouveau projet a un grand potentiel pour créer des emplois dans les régions rurales grâce à l’agriculture et l’industrialisation, ce qui contribuera à faire reculer la pauvreté », soutient Pierre Laporte.

Le projet va impacter 225 000 producteurs et devraient générer 12 000 emplois dont 50% au profit des femmes selon la Banque mondiale.

La Côte d’Ivoire qui est transforme que 6% de sa production, espère accélérer la cadence afin de porter ce niveau à 50% d’ici 2020.

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