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600 millions d’euros du géant portugais MOTA ENGIL pour la relance du chemin de fer Dakar-Kidira

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Le géant portugais du BTP Mota Engil s’est mis à l’assaut de l’Afrique de l’Ouest depuis quelques années. Dernier grand projet en date ; la relance imminente de la ligne ferroviaire Dakar-Kidira pour un montant global de 600 millions d’euros

Il est difficile d’échapper aux couleurs jaune et bleue de la géante des BTP portugais sur des chantiers de travaux publics en Afrique australe du centre et de l’ouest.
Depuis deux ans et demi, MOTA ENGIL travaille « au corps » le gouvernement sénégalais pour que lui soit confié la concession de deux Chemins de fer DAKAR- KIDIRA et Ziguinchor -TAMBACOUNDA.
Le pari du géant portugais est de mailler le pays du NORD AU Sud et d’ouest en est par des lignes qui permettront non seulement de désenclaver les régions les moins desservies en matière de voies de communication mais également de confirmer la capitale sénégalaise dans son statut de hub le plus fluide de la sous-région face à des concurrents devenus de plus en plus ambitieux.
Ce projet qui épouse les ambitions du gouvernement sénégalais sera certainement la seconde étape du processus en discussion entre le portugais et le gouvernement sénégalais qui veut une réhabilitation de la ligne métrique entre Dakar et Kidira avec l’aménagement d’une vingtaine de gares, d’un port sec à Tambacounda ainsi que des jonctions pertinentes avec le port du futur en construction à BARGNY et le port de Dakar.
Ce projet pour lequel la proposition de MOTA ENGIL actuellement sur la table des autorités sénégalaises est une concession en BOT et mobilise un investissement d’environ 600 millions d’euros pourrait démarrer avant le mois de juillet 2018.
En second phase, MOTA ENGIL compte investir pour 2,5 milliards d’euros pour la construction de lignes à écartement standards entre Ziguinchor et Tamba et Tamba et Dakar.
De quoi mettre de l’eau au moulin d’un gouvernement sénégalais critiqué pour avoir privilégié le projet de Train Express Régional TER dont la pilule a du mal à passer au sein de l’opinion sénégalaise.

De KIGALI à Johannesburg où elle a installé ses quartiers africains, la MOTA ENGIL semble être de toutes les batailles pour le développement des infrastructures dans ces deux grandes régions majeures de l’Afrique.
C’est que cette entreprise a démarré ses activités en Afrique, en 1946 lorsque l’Angola était encore sous administration portugaise et depuis, il s’est consolidé un lien ombilical fort entre ce géant européen, 50 eme mondial dans son secteur et le continent Africain.
C’est ainsi que aussi bien sur le grand projet du NAKALA Corridor que sur l’aéroport de KIGALI, la MOTA ENGIL montre aujourd’hui un savoir-faire pertinent dans les projets de concession à participation publique et privée.
C’est sur ce modèle d’ailleurs qu’elle semble vouloir poursuivre son expansion, faisant bénéficier aux décideurs africains de son expertise aussi bien technique que financière. Cette démarche doublement Win Win a l’avantage d’arrimer les gouvernements africains aux nouvelles formes de partenariat permettant une accélération de la mise en place des infrastructures de dernière génération.
MOTA ENGIL pour ce faire s’appuie sur un réseau de partenaires financiers tels que AFRICA FINANCE CORPORATION, EXIM BANK AFRICA et d’autres institutions bancaires notamment européennes et africaines.
L’expertise du géant portugais dans ce domaine, louée par plus d’un spécialiste le prouve. Et les statistiques le démontrent à suffisance.
Dans le cadre du NAKALA CORRIDOR, c’est un investissement de trois milliards de dollars US qui a été levé, pour la réalisation de l’aéroport de KIGALI, on parle 890 millions d’euros tandis qu’à Abidjan pour l’assainissement et la gestion des déchets on parle d’environ 500 millions de dollars.
De très bonnes nouvelles pour le chiffre d’affaires de MOTA ENGIL qui caracolait déjà autour de 4 milliards d’euros.
Mais la boulimie d’activité de la MOTA ENGIL semble insatiable aujourd’hui, depuis qu’elle a découvert que l’Afrique de l’Ouest est une niche d’affaires pas suffisamment explorée. Avec le contrat dans l’assainissement en Côte d’Ivoire, Elle a fini d’installer ses quartiers sur les bords de la lagune Ébrié et cela lui a déjà permis d’étendre ses tentacules à CONAKRY ou son bureau local gère un portefeuille aussi important que prestigieux: la mine de ASHANTI GOLD à SIGUIRI lui a été confiée en exploitation complète par le géant sud-africain des mines.
Au-delà de ce contrat exclusivement privé, MOTA ENGIL s’intéresse aujourd’hui aux grands projets initiés par le président ALPHA CONDE notamment « Conakry 2040 ». Il s’agit pour elle de pouvoir contribuer au grand projet de restructuration de la baie de KALOUM et des ÎLES environnantes.
Pour cela, un Bureau est déjà à l’œuvre au centre de CONAKRY.

Albert Savana
Journaliste depuis 20 ans dans la presse économique africaine  et auteur de plusieurs enquêtes et reportages. A couvert plusieurs sommets de l’Union Africaine, de la Commission économique africaine et de la Banque Africaine de Développement.

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