Ramaphosa en opération séduction auprès de la communauté financière

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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a tenté d’amadouer mercredi les émissaires de l’agence de notation financière Moody’s. Objectif : éviter à tout prix une (nouvelle) dégradation de la note sud-africaine. Réponse attendue le 23 mars. 

Le président Cyril Ramaphosa a rencontré mercredi au Cap les équipes de l’agence de notation Moody’s, a-t-on appris du service de presse de la Présidence sud-africaine. L’entrevue des analystes de l’agence d’évaluation financière avec le nouveau chef d’Etat fait suite à celle qu’ils ont eu lundi dernier avec le ministre des Finances Nhlanhla Nene, rappelé aux affaires fin février après avoir déjà occupé ce poste de 2014 à 2015.  Au cœur des discussions : la nouvelle feuille de route fixée par le gouvernement pour relancer la machine économique du pays.

Commentant la rencontre par un communiqué officiel, les services la Présidence ont rappelé « la nouvelle atmosphère d’espoir, de renouveau et d’unité prévalant désormais en Afrique du Sud » avant de souligner la volonté du président Ramaphosa « d’arrimer tous les efforts pour relever les défis pressants du pays ». Au premier rang de ceux-ci, la création d’emplois (27 % de la population active est au chômage), une « priorité absolue » pour le nouveau chef d’Etat, qui a averti « qu’un échec [en la matière] constituerait le plus grand risque pour l’Afrique du Sud ».

Il est encore trop tôt pour savoir si le plaidoyer du président Ramaphosa a convaincu mais l’enjeu est assurément de taille pour son administration, Moody’s devant revoir le 23 mars prochain la note de l’Afrique du Sud, qui court toujours le risque d’être rétrogradé  en catégorie spéculative. Fin novembre, les agences de notation financière Standard & Poor’s et Moody’s avaient déjà dégradé l’Afrique du Sud, en raison de la faiblesse de ses performances économiques et du climat politique délétère d’alors, alimenté par la défiance généralisée contre l’ancien président Jacob Zuma.  Un optimisme prudent semble néanmoins permis : les premières mesures dévoilées lors de la présentation du budget, le 21 février dernier (hausse de la TVA et baisse des dépenses) ont été saluées par la communauté financière.

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