La banque commerciale de l’Afrique en 2015

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La convergence entre Telecoms, IP internet et banque va sans doute faire disparaître le réseau physique des agences, si coûteux en charges. Ce n’est pas évident de l’avis des banquiers et des experts. Il y aura à l’avenir de en  moins d’employés dans les banques mais plus de proactivité avec le client.

Certaines  fonctions back offices seront soient regroupées, externalisées ou robotisées au nom de la logique des coûts. Le front
office ira directement au devant du client.  Celui-ci consultera son compte, fera des transferts et diverses opérations
depuis son téléphone portable ou la télécommande de sa télévision. Et gare aux bugs informatiques.

Voilà, logiquement la banque de demain. En réalité, l’écosystème de la banque digitale est déjà en place. Cité par Les Échos, Francisco González, CEO de BBVA, estime que d’ici dix ans et à l’échelle mondiale, seule une centaine d’acteurs bancaires résisteront à cette déferlante numérique. On le voit, la Britannique Lloyds qui supprime 150 agences pour dégager des économies et et pouvoir investir 1 milliard d’euros dans ses services numériques, c’est la banque d’aujourd’hui.

Le réseau physique et ses coûts d’immobilisation a montré ses limites. Une agence économique coûte 50 000 dollars par an au Maghreb. D’où l’absence des banques en rase campagne et leur concentration en ville, souvent dans des mouchoirs de poche. Même avec les meilleures incitations fiscales et foncières, les banques n’iront pas à la recherche de ces petites communes africaines  à l’activité réduite. A  moins de désavouer leurs ratios de rentabilité de plus en plus exigeants.

Ces mutations rapides posent de nouvelles logiques capitalistiques. Le mariage entre banque et téléphonie est inévitable. Déjà pratique ( Orange Money et BICIS au Sénégal), cette union logique qui profite pleinement au client semble prendre les régulateurs au dépourvu.
Pour collecter de l’argent, la licence d’intermédiaire agréé est obligatoire et les opérateurs n’en disposent pas. Comment la BCEAO va-t-elle procéder? En réalité tout se jouera au niveau des banques. Connaissant parfaitement leurs clients, maîtrisant le métier, elles ne doivent pas tomber dans l’escarcelle des opérateurs Telecoms lesquels disposent, en retour, d’un parc abonnés qui veut son pesant d’or. Qui pilotera la fusion des bases de données de l’union entre les banques et les Telecoms?

La nouvelle banque devra non seulement passer par les Telecoms mais aussi par les réseaux sociaux. L’année dernière, la Standard Bank est devenue la première institution africaine à disposer d’une plateforme adaptée pour le bitcoin. Cette année,
la française banque Populaire permet à ses clients de transférer de l’argent par twitter. L’on peut dire que nous nous dirigeons vers un monde de moins en moins compartimenté.
La dérugulagion-déréglementation touchera la banque et fera qu’un client puisse accéder aux produits financiers de n’importe quel écran relié à l’Internet. Les boulevards de rentabilité du retail banking se trouvent dans cette jonction avec les Telecoms et internet.
Or, beaucoup d’institutions africaines fonctionnent encore à l’ancienne avec une faible culture du Gab et une fonctionnarisation préjudiciable au sommeil des actionnaires.

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