USA: la FED de l’après Ben Bernanke

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Janet FEDEn poste depuis 2006, le président de la Réserve fédérale des Etats -Unis, Ben Bernanke, cédera son fauteuil le 31 janvier prochain à Janet Yellen.   Les analystes ne s’attendent pas à un changement majeur dans la politique de la “Qantitative Easy” qui consiste en d’injections massives de liquidités aux banques afin que celles-ci continuent d’octroyer du crédit à leurs clients.

Ce flagrant interventionnisme, synonyme de la planche à billets, va à l’encontre de l’orthodoxie financière et des principes de certains membres influents de la FED.  Aussi, Janet Yellen, 67 ans, plutôt favorable à l’interventionnisme de l’Etat pour réguler le marché, aura fort à faire avec les plus fanatiques des membres de son équipe.

L’idéologie conservatrice du Tea Party qui a conduit au blocage des discussions sur le budget pour barrer la route à l’Obamacare (système d’assurance universelle) risque d’opérer une percée à la FED accusée de fausser le jeu du marché. De nombreux hedge funds estiment ne plus pouvoir faire leur job d’anticipation, de conseil et de couverture des risques à cause de l’interventionnisme américain.

Impossible de jouer avec la courbe des devises émergentes par rapport au  dollar. Et pour l’avoir fait, Fx Concepts, l’un des plus anciens acteurs des changes, fondé en 1981 par John Taylor, a mis la clé sous le paillasson.  Le fonds a perdu 10% cette année et 19% en 2012.  Etonnant quand on sait qu’il gérait 14 milliards de dollars d’actifs en 2007 contre à peine 600 millions de dollars aujourd’hui. Le fonds s’est ruiné sur le peso chilien en 2011 quand la banque centrale de ce pays -et non la FED cette fois-ci- est intervenue pour soutenir sa devise.

 “Le suivi de tendance ne fonctionne plus sur les devises. Celles-ci étant guidées par la politique et le diktat des banques centrales, et non plus par l’économie », déclarait le fondateur de FX Concepts en juillet dernier

En attendant, les analystes ne prévoient pas un changement majeur à la tête de la FED.  Tout assouplissement de la “QE” risquant d’être suivi par la montée des taux obligataires et des taux immobiliers, lesquels viendraient troubler la timide relance économique observée outre-atlantique.

 

 

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