Kigali, le 14 Juillet (ARN) – Le Rwanda n’arrêtera pas le Président soudanais Béchir recherché par la Cour Pénal International (CPI) lors du Sommet des Chefs d’Eta Africains qui se tient à Kigali du 10 au 18 Juillet 2016, selon la Ministre rwandaise des Affaires étrangères, Mme Louise Mushikiwabo. 

« L’on ne doit pas mélanger les choses. Il faut considérer deux aspects de la question : la justice internationale qui accuse Béchir et l’aspect politique qui considère Béchir comme un leader d’un pays invité par l’UA et dont le Rwanda doit protéger la sécurité. C’est ce dernier aspect qui est provigné, surtout que Béchir jouit d’une immunité tant qu’il occupe encore le poste présidentiel comme le recommandent les principes de l’UA », a-t-elle indiqué.

 

Elle a tenu ces propos lors d’une conference avec les journalistes qui couvrent le Sommet de Kigali.

 

Elle précisé que les accusations de génocide par la CPI contre le Président Béchir seront portées devant la justice. Mais pour le moment, le Président soudanais est un hôte du Rwanda, un pays qui n’a pas signé des accords avec la CPI, et qui n’est pas dans l’obligation de se soumettre à ce que demande la CPI.

 

Mme Mushikiwabo reconnaît que chaque Africain ne soutient pas l’impunité dont peut jouir un dirigeant, et chaque accusé doit être traduit en justice. « Mais pour Béchir, personne ne peut l’arrêter pour le moment à Kigali », a-t-elle affirmé.

 

La CPI a débutée soutenue par beaucoup de pays africains en 2002. Mais elle s’est mêlée dans des questions politiques et a arrêté surtout des Africains, alors que devant la justice, tous les citoyens sont égaux, toujours selon Mushikiwabo, en ajoutant qu’avec le procès de Hissene Habré, les Africains ont démontré qu’ils ont la capacité de juger leurs habitants et leurs dirigeants.

 

Elle a informé que le Passeport électronique africain sera lancé au cours de ce Sommet de Kigali, et qu’il sera d’abord donné par l’UA aux Chefs d’Etat, aux Ministres et aux diplomates. 

 

Dans la deuxième phase, par souci de décentralisation, ce Passeport africain sera donné aux autres Africains par leurs propres pays selon des normes à déterminer.

 

« Le document portera un en-tête avec la mention de l’UA et du pays donateur. C’est un processus qui débute et qui engage les Africains sur la voie de leur intégration en tant que continent », a-t-elle expliqué. (Fin)

 

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