La Banque centrale du Nigeria (CBN) a annoncé de nouvelles directives obligeant les banques et institutions financières à utiliser des systèmes automatisés pour détecter et signaler les transactions suspectes, renforçant sa lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme à l’ère numérique.
Le cadre, intitulé Normes de référence pour les solutions automatisées de lutte contre le blanchiment d’argent, fixe des standards technologiques et opérationnels que les institutions doivent respecter. Selon la CBN, ces systèmes permettront d’analyser rapidement de grands volumes de transactions et de repérer des schémas inhabituels, là où la surveillance manuelle atteint ses limites.
La banque faitière note que les institutions devront surveiller les transactions en temps réel, identifier les clients à risque élevé, et générer des alertes exploitables pour leurs équipes de conformité. Les systèmes devront également être intégrés aux plateformes centrales, y compris les systèmes bancaires et les outils de gestion des données, et interconnectés avec les registres d’identités nationaux comme le Bank Verification Number et le National Identity Number.
Les nouvelles règles imposent aussi des évaluations de risque rigoureuses, le contrôle des clients par rapport aux listes de sanctions, et une vigilance particulière pour les personnes politiquement exposées. Les institutions devront produire des rapports détaillés, protéger les données des clients et documenter les enquêtes internes sur les transactions suspectes.
La CBN précise que les solutions peuvent être adaptées aux besoins des institutions, mais doivent répondre aux critères minimaux et limiter les faux positifs afin de ne pas surcharger les équipes de conformité.

