Le président français Emmanuel Macron a déclaré, mardi 11 janvier, que son pays et l’Union européenne soutiennent les « sanctions inédites » prises le week-end dernier à Accra (Ghana) par les chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) contre le Mali.

« Nous soutenons » ces mesures diplomatiques et économiques, a-t-il fait savoir à l’Élysée, lors d’une conférence de presse avec le président du Conseil européen, Charles Michel.

Ces sanctions sont, entre autres, la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre le Mali et les autres États membres de la Cédéao, le rappel des ambassadeurs à Bamako, le gel des avoirs maliens dans les banques centrales et commerciales de la région ouest-africaine et la suspension des transactions commerciales avec Bamako à l’exception des produits médicaux et de première nécessité. Dans son communiqué, l’organisation régionale avait appelé l’Union africaine, les Nations Unies et les autres partenaires à soutenir le processus d’application de ces sanctions.

En réponse à ces mesures, Bamako avait annoncé la fermeture de ses frontières avec les pays concernés et le rappel de ses ambassadeurs.

S’exprimant lundi soir sur le sujet, le président malien Assimi Goïta a indiqué que son pays « reste ouvert au dialogue avec la Cédéao pour trouver un consensus entre les intérêts supérieurs du peuple malien et le respect des principes fondamentaux de l’organisation ». Tout en regrettant « le caractère illégitime, illégal et inhumain de certaines décisions ».

Pour rappel, ces sanctions font suite au chronogramme de transition soumis par Bamako à la Cédéao, et qui prévoit l’organisation d’élections présidentielles en décembre 2026, d’où un transfert du pouvoir au civil dans 5 ans. « Nous avons espéré qu’avant la conférence extraordinaire de la Cédéao, un examen minutieux serait fait du chronogramme soumis et une période serait donnée pour discuter sur notre proposition avant de se prononcer », a regretté le chef de la junte.

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