Après s’être contracté de -0,6% en 2019 et de -8,2% en 2020, le PIB réel du Congo va de nouveau se situer en territoire négatif (-0,2%) en 2021, selon les données révisées du Fonds monétaire international (FMI), qui table après sur une croissance de 2,4 % en 2022.  

« Cette reprise devrait être stimulée par la hausse des prix du pétrole, le rebond de la production pétrolière du Congo, le déploiement des vaccins, les dépenses sociales, le remboursement des arriérés intérieurs et l’expansion de l’agriculture, de l’exploitation minière et des services. Cependant, les perspectives sont entourées d’une incertitude importante avec des risques de nouvelles vagues de pandémie et de volatilité des prix du pétrole », indique l’institution dans un communiqué publié le 8 novembre 2021, suite à une mission de ses services dans le pays.

En quasi-récession depuis 2016 en raison de la crise pétrolière, l’économie congolaise, très dépendante des revenus des hydrocarbures – dont le pays est le troisième producteur d’Afrique subsaharienne –, est de nouveau confrontée aux effets de la pandémie de Covid-19.

Accord triennal

Mais Brazzaville vient de trouver un accord avec le FMI sur un programme économique de trois ans qui pourrait être appuyé par un accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) d’un montant de 456 millions USD, une première depuis l’absence de revue en 2019. Le programme « viserait à maintenir la stabilité macroéconomique et impulser une reprise économique dans le contexte de la pandémie et, dans les années à venir, à favoriser une croissance plus élevée, plus résiliente et inclusive », selon l’institution basée à Washington.

En situation de surendettement, le Congo devra négocier par ailleurs avec ses partenaires, la restructuration d’une dette publique totale attendue à 84% du PIB d’ici la fin de l’année. 

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